Mouvements intérieurs

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Difficile d’ignorer les soubresauts qui agitent la France depuis novembre 2018. Le pays a la fièvre jaune, la circulation est entravée, la colère et la haine déferlent, les enfants intérieurs blessés ont pris les commandes pour clamer combien « papa » ne les aime pas comme ils voudraient être aimés. Et l’enfant croit bien-sûr qu’avec un autre papa, il sera enfin aimé idéalement, qu’il aura tous les jouets qu’il veut. Le rêve d’un nouveau papa, d’une nouvelle maman, c’est l’espoir d’une vie meilleure, de désirs comblés, d’un paradis retrouvé, mais c’est aussi un maintien dans l’enfance et un choix de retarder le moment de se reconnaître libre, responsable et cocréateur de sa réalité.

Ce qui est dedans est comme ce qui est dehors

L’externalisation des causes de la souffrance

Crier, casser, haïr, menacer, attaquer l’autorité extérieure sont des actions qui externalisent, mettent en scène ce qui se joue à l’intérieur de soi. Avant d’exploser, de jaillir vers l’extérieur, il est sain d’écouter d’abord l’enfant intérieur mécontent du parent que nous sommes pour lui et qui peut hurler très fort. En nous précipitant trop vite vers l’extérieur, nous renforçons sa peine, sa souffrance, son vécu de ne pas être entendu. La non conscience de nos besoins propres est bien souvent une bombe à retardement.

Certes au plan visible, il y a toutes ces injustices sociales, il y a la misère matérielle qui empêche de consommer de manière illimitée, il y a des institutions qui satisfont bien mal les besoins des citoyens, certes il y a des changements à organiser, un nouveau paradigme social à construire, mais il y a aussi en nous, au plan non visible, un enfant intérieur qui vit l’injustice, la misère, la frustration, l’insatisfaction et tout cela sous notre propre autorité. La première cause de notre souffrance, c’est nous, c’est la manière dont gérons la relation du maître que nous sommes avec notre enfant intérieur, la manière dont nous manageons la coopération entre notre âme et notre personnalité, la manière dont nous mobilisons notre « je » pour conduire nos expériences de vie.

Dans cet article je vais donc m’employer à passer en revue ce qui a émergé à ma conscience ces dernières semaines grâce à mes chantiers intérieurs, en mettant en évidence les actions personnelles que je mène pour être le capitaine du navire avec lequel je voyage sur la Terre durant cette incarnation. En tant que cellule de « l’organisme » que nous, humains, formons ensemble, il est probable que mes chantiers parleront à certains d’entre vous qui me lisez. Au plus intime de nous-mêmes, nous touchons l’universel.

Est-il nécessaire de rappeler que mon intention ici est de témoigner, de mettre en partage ce qui fait sens pour moi et en aucun cas de donner un enseignement à valeur absolue ? Bienvenue dans ma subjectivité, ma singularité et la relativité qui en découle.

L’intention pure

Le premier chantier que je conduis actuellement concerne la pureté de mes intentions. Quelle est ma véritable intention lorsque je me lance dans un projet, dans une interaction avec autrui ? Je viens d’écrire ci-dessus que mon intention est de témoigner et non pas de donner des leçons. Quel est mon degré de lucidité sur ma véritable intention ? Telle la partie visible de l’iceberg mon intention me semble blanche, pure, lumineuse. Je suis au service de mon JE SUIS, de mon Moi Divin, et je m’emploie à témoigner de moi pour contribuer au renforcement de la conscience de notre nature spirituelle.

Une intention pure ?

Qu’en est-il de la partie immergée de mon iceberg, de mes intentions souterraines ? Sans douter de ma sincérité, il me faut aller voir si mon enfant intérieur blessé ne veut pas profiter de l’occasion pour obtenir une réparation, une gratification. Lorsque je me lance dans l’écriture de cet article, j’ai à me demander si je ne cherche pas aussi, à côté de mon intention officielle, à me faire aimer, à obtenir des signes de reconnaissance d’autrui afin de compenser mes doutes sur ma valeur, à avoir de l’importance, une place dans le monde. Si mon « je », instance de pilotage de mes décisions, se laisse remplir par l’humaine formatée, conditionnée, et se ferme à l’inspiration de mon JE SUIS, alors une foule d’intentions cachées, non conscientes, vont venir altérer mon projet, mon message, mon action.

Si le ménage n’est pas fait dans mes intentions, il en résulte que les intentions cachées l’emportent sur l’intention affichée et que, par conséquent, la cible visée n’est pas atteinte. Dans de tels cas, je déplore de m’être leurrée moi-même, de m’être menti, ce qui me laisse un goût amer. A ce désagrément personnel, il faut ajouter le constat du détournement de l’énergie que l’Esprit a investi dans le projet dont je me proposais de prendre la responsabilité pour le servir. Une double peine qui peut être évitée en prenant soin de me mettre au clair avec moi-même afin de maintenir toute mon attention sur l’intention énoncée, inspirée par mon JE SUIS.

Pour avoir des précisions sur ce qu’est l’enfant intérieur blessé et la manière de l’accompagner voir l’article de ce site « Devenir un maître en réveillant son enfant intérieur libre et joyeux
Pour avoir des précisions de vocabulaire utilisé et notamment sur l’âme, le « je », le JE SUIS, se reporter à l’article de ce site « Notre conscience : la clé pour l’apocalypse »

Sortir des clans

Au fur et à mesure de ma vie, je n’ai cessé d’appartenir à des groupes, à des clans. Le premier d’entre eux fut évidemment ma famille, là où j’ai appris à me comporter selon les règles explicites et implicites qui nous régissaient. Ma formation initiale à l’appartenance au clan familial allait s’avérer précieuse pour la suite de mon existence puisque, comme la majorité des humains, j’allais en permanence cheminer de clans en clans, de l’école à la religion, pour parvenir sagement ensuite au travail, en passant aussi par des associations aux groupes d’amis plus ou moins formalisés, du voisinage au pays tout entier. Chaque clan a ses codes, ses signes d’appartenance et il s’agit de s’y conformer sous peine d’en être rejeté et d’en souffrir.

Un goéland pour comprendre

Jonathan Livingston le goéland : une inspiration pour l’envol

La lecture du livre de Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland a constitué un déclic pour moi. Grâce à ce petit récit, j’ai commencé à me reconnaître, à savoir que moi aussi je voulais voler plus vite et plus haut, autrement dit que je ne voulais pas reproduire à l’identique ce que j’observais de la vie au sein de laquelle j’étais immergée. Bien plus tard, j’ai compris que toute petite déjà, je me sentais étrangère parmi les miens. Je fais mienne cette phrase de Jésus : « Je suis dans ce monde, mais je ne suis pas de ce monde ». Ce ressenti profond, je le sais aujourd’hui, est la conséquence de la mémoire vive de ce que JE SUIS de toute éternité et qui est manifesté ici sous forme humaine. Seulement voilà, il y a aussi mon conditionnement humain, mon formatage social qui exercent une force contraire à mon envol et qui veulent à tout prix me maintenir dans les clans, dans les rangs.

Être ce que JE SUIS, vivre au quotidien l’unité de la femme-Esprit, nécessite que progressivement je m’affranchisse de toutes les règles claniques qui me maintiennent membre assujetti des différents groupes qui m’ont permis d’avoir une place dans le monde, d’avoir une image de moi. Pour chaque clan, j’ai à repérer les codes souvent non dits, les règles implicites qui structurent les relations, les secrets qui lient, les coutumes, le langage, la culture, qui constituent les signes d’appartenance. Aujourd’hui, lorsque je rentre en relation avec une personne rencontrée dans l’un de ces clans, je sens qu’il est impératif que « je » mobilise toute mon attention pour ne plus obéir à ces règles afin d’être moi-même, souveraine, en lien d’âme à âme avec autrui, avec la personne unique et spécifique qui est avec moi. J’ai la responsabilité de manifester fidèlement ce que JE SUIS, sans rien gommer, nier, restreindre. Le goéland peut et doit déployer ses ailes et voler comme il a choisi de le faire, mener sa quête d’absolu, vivre l’Esprit dans son corps humain. Le bannissement n’est pas son affaire, mais l’affaire du clan qui ne peut supporter sa singularité, sa différence, lui est libre et souverain.

Grandir ou rester ?

Carte du tarot zen d’Osho


Pour que la sortie du clan se fasse sans laisser de plumes, je sais que je dois d’abord reconnaître tous les bénéfices que j’ai encore à me maintenir membre du groupe, quel qu’il soit. Pour moi, tous les collectifs sont finalement des familles de substitution et me permettent soit de continuer à vivre ce qui a été heureux dans mon enfance, soit d’espérer obtenir enfin ce qui n’a pas été satisfait quand j’étais petite. En restant dans un clan, je me maintiens dans ma position d’enfant et retarde le moment d’être enfin une adulte-maître, le capitaine de mon navire terrestre. Tant que je donne priorité à mon appartenance à un collectif, je mise sur les ressources humaines à l’extérieur de moi pour tenter d’être heureuse et je me prive du ruissellement de ma Source en moi.

Je suis ce que JE SUIS

Mon choix d’aujourd’hui est clair, logique avec ma décision de consacrer ma vie à servir mon Moi Divin, mon JE SUIS : oui aux relations avec toutes les personnes que mon âme m’invite à rencontrer et que je reconnais dans leurs spécificités, non à mon intégration dans quelque groupe que ce soit. Mon intégrité suppose que je dise non à toute intégration. Il est clair que si je laisse ma conscience se remplir de ma personnalité et de ses envies, je vais avoir bien des difficultés à résister à la tentation de l’appartenance aux groupes. Afin d’éviter d’avoir tout effort à consentir pour préserver ma souveraineté, il me suffit de me reconnaître dans l’Esprit que JE SUIS, là où l’identification à la condition humaine n’est plus, là où mon souffle Divin me guide et m’inspire. Alors je n’ai plus besoin de m’extraire du groupe, je ne peux appartenir qu’à moi-même..

Rien n’est jamais acquis définitivement, chaque jour je remets l’ouvrage sur le métier. Toute rencontre avec un(e) autre est en effet une opportunité de construire un nouveau groupe rappelant encore une fois la famille initiale. C’est aussi par conséquent l’occasion de me positionner, en n’appartenant pas à ce qui est créé, en ne fusionnant pas afin de ne plus être l’enfant qui attend, mais bien la souveraine de mon royaume en relation avec les souverains des autres royaumes.

Se situer vis à vis des religions

Lourdement impactée par mon éducation catholique, j’ai tourné le dos à la religion dès l’adolescence. Acte de rébellion contre l’autorité du père et la morale de la mère, je faisais un premier pas vers mon affranchissement, je tentais de sortir du clan familial renforcé par un catholicisme de fait qu’aucun de mes ascendants n’avait jamais remis en question. Dans ma fougue et mon arrogance d’alors, j’ignorais que j’allais dix ans plus tard retrouver les rituels et les prières toutes faites dans un groupe spirituel qui me semblait bien plus « évolué », mais qui allait s’avérer sectaire, tout comme la religion catholique m’avait paru sectaire.

Ressentir, expérimenter, ne plus croire

La pensée matérialiste dominante : une morale consensuelle

Peu à peu, en cheminant sous ma propre responsabilité tout en rencontrant des personnes ou des écrits inspirants, j’ai forgé ma foi, ma conscience de l’être divin que je suis, et repoussé les croyances. Combien d’histoires nous sont racontées afin de nous faire croire à autre chose qu’à notre ressenti ? Combien de dogmes nous sont proposés pour offrir à notre conscience un dispositif de pilotage automatique qui nous dispense de prendre position à chaque instant ? Combien de règles morales, de bien-pensance prête à l’emploi nous sont présentées au cours de notre existence ? Comme j’ai été tentée bien souvent de m’en remettre à ces recettes largement répandues au lieu de mobiliser mon « je », d’exercer ma souveraineté !

Depuis 2006, je vis au quotidien une spiritualité libre et incarnée, sans référence à un courant formalisé, sans rituel, sans pratique ni discipline, sans morale établie. Je cultive mon ignorance du mieux que je peux, afin de recevoir de mon JE SUIS l’inspiration et décider selon mon ressenti de l’instant. J’apprends par l’expérience et je me laisse surprendre. Aucune faute n’est à avouer et encore moins à pardonner puisque bien et mal, juste et faux ne sont que des Illusions créées par la pensée humaine. Je choisis d’exercer pleinement ma responsabilité, de pratiquer mon libre arbitre tout en me souvenant que le conditionnement initial est toujours actif quand je m’identifie à la fille de mes parents, au produit de mon histoire et de mon environnement, ce que je sais ne pas ÊTRE.

Le dernier rempart : la religion d’état

Malgré la loi de 1905 qui stipule la séparation de l’église et de l’état, il subsiste en France une religion d’état, imposée à tous les citoyens au travers des institutions publiques gérant notamment la santé, l’éducation, le travail, et mettant l’économie au premier plan. En effet, la religion matérialiste est la norme incontournable, son dogme est basé sur une science qui ne reconnaît que la matière densifiée et à laquelle la population tout entière est priée de croire. Sa pratique est nourrie par une économie qui met l’homme au service du dieu argent, son culte est pris en charge par les médias qui ridiculisent gravement toute personne faisant allusion à une réalité spirituelle parallèle à la matière. J’arrête là la litanie des exemples qui disent la réalité de cette religion d’état, mais je pourrais en citer bien d’autres encore.

Un doute sur le bien fondé des vaccinations, doublé de l’usage de l’homéopathie pour se soigner et nous voilà adeptes de la théorie du complot ! Ne pas contribuer à la croissance économique et vouloir une école où l’âme de l’enfant est reconnue et nous voilà zadiste fumeur et rêveur ! Ne pas s’abreuver de télévision et pire encore ne pas avoir de compte Facebook ou Tweeter, et nous voilà hors la loi ou presque ! Les hérétiques d’aujourd’hui sont les personnes qui refusent la religion matérialiste, on met au bûcher ceux qui misent sur les forces de l’Esprit dans la matière.

La peur et la culpabilité, outils de management des ouailles


De cette religion d’état, il est bien difficile de sortir. En effet, parler de son âme quand les prêtres cathodiques pratiquent la grossièreté, l’ironie, le second degré, le lynchage pour faire rire, demande du courage. Dire avec bienveillance à son voisin ou à son cousin que vivre pour son JE SUIS est beaucoup plus intéressant que d’attendre la retraite et de voyager en camping car n’est pas tous les jours facile. Affirmer à ses amis que la guérison du corps par l’Esprit est notre choix, requiert de ne pas avoir peur d’être soupçonné d’être dans une secte. Comme toutes les religions, le matérialisme s’appuie sur les deux piliers que sont la peur et la culpabilité pour maintenir ses ouailles sous bonne obéissance. Calquée sur les religions classiques judéo-chrétiennes, musulmanes ou orientales, la religion matérialiste a une solide expérience de l’exercice du pouvoir, du maintien de ses fidèles dans l’obscurité, de l’encouragement à la superstition.

Après m’être extirpée du catholicisme obligatoire, je ne peux que poursuivre mon affranchissement et me positionner en dehors de la religion matérialiste, fût-elle religion d’état. Le clan est immense cette fois-ci et le risque d’exclusion pourrait bien aller jusqu’à paralyser ma dimension humaine au point de trahir de temps en temps ce que JE SUIS : quelques mensonges (pieux bien-sûr), un peu de stratégie de repli et de silence, une dose de compromis pour avoir la paix et le tour serait joué !

Mais je sais, par l’expérience, que la femme-Esprit a les moyens de ses exigences, que ma conscience hissée au sommet de moi-même ne craint en rien l’exclusion ou le rejet. Je peux donc être ce que JE SUIS, sans aucune pratique religieuse, sans me perdre dans les croyances et l’espoir, en me référant en permanence à la puissance de l’Esprit qui est dans mes cellules. Je suis l’autorité qui choisit d’obéir à ce que JE SUIS de toute éternité.

Prendre la parole

Pour finir la liste de mes chantiers intérieurs de ce début de 2019, je consacre quelques lignes à l’invitation que mon âme me fait : prendre le parole dans le monde, que ce soit en face de la personne que je côtoie au quotidien ou que je rencontre ponctuellement, que ce soit dans un groupe d’amis ou de parents, que ce soit plus largement dans la société.

Chacun à sa manière a quelque chose à dire au monde…

Être ce que JE SUIS est l’œuvre de ma vie. Ce que je réalise dans la matière est la part visible, palpable de ce que je crée et je m’efforce que ces créations manifestent fidèlement l’être Divin qui veut être présent sur la Terre par mon intermédiaire. Être ce que JE SUIS, c’est aussi témoigner de moi, dire mon ressenti, donner mon opinion, exprimer mes besoins et mes souhaits, oser nommer mes exigences. C’est contribuer à la construction commune du monde dans lequel je vis, là tout à côté de moi dans ma sphère immédiate, et là-bas au loin là où se prennent les grandes décisions.

Dans les milieux populaire on dit que « le silence est d’or et la parole est d’argent », dans les milieux « spiritualistes », le silence est prisé, associé à la sagesse, la sobriété. De par sa rareté, la parole du taiseux devient vite un cadeau précieux d’une valeur inestimable, tandis que celui qui parle aisément n’est plus vraiment considéré, tant il est facile d’accéder à ce qu’il est. Tous les parleurs ne sont pas des hâbleurs, et je sens qu’il est temps de réhabiliter la parole authentique, habitée et de ne plus céder aux censeurs.

« Sois le changement que tu veux voir pour le monde » disait Gandhi. Nous sommes nombreux à connaître cette phrase responsabilisante qui nous invite à nous souvenir de notre puissance créatrice. Mais combien sommes-nous à l’ânonner, à la répéter sans la mettre en acte, sans mesurer sa portée ?

La parole que nous offrons à nos semblables est un levain pour la conscience collective humaine, une graine que nous semons et qui va un jour germer. Quand, en plus, notre parole est remplie de l’Esprit que nous sommes, et non pas de la pensée humaine issue de notre personnalité, elle devient Verbe, verbe créateur et là nous créons le changement que nous voulons voir pour le monde. Oh bien-sûr, il m’arrive souvent de sentir que ma voix est bien faible au regard de celle des politiques, des journalistes, des artistes, mais je sais au fond de moi que ce ne sont pas les décibels ou la notoriété qui font la puissance de ma parole, mais bien la place que j’ai mise pour l’Esprit en elle.

Lorsque Jésus demande à ses apôtres, après qu’ils ont reçu l’Esprit Saint et le don des langues, d’aller dans le monde pour témoigner, il m’ouvre la voie, il nous ouvre la voie, pour témoigner aujourd’hui encore de ce que JE SUIS, de ce que NOUS SOMMES. Mon principal obstacle à l’offrande de ma parole se situe dans la croyance en l’inutilité de dire, ma croyance dans le manque d’intérêt de l’autre pour ce que je suis et dis, dans le fait que je ne serai pas entendue. Probablement qu’en effet, au niveau visible ma parole va avoir peu de poids, mais je sais qu’au plan subtil ce que j’émets est vivant, que mon verbe vibre sur la fréquence du cristal et que par conséquent, le courage de dire ma Vérité aura un effet sur monde.

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31 contributions

  1. Bonjour Marie-Odile,
    Toujours une grande joie de se nourrir de ces partages qui résonnent tellement en moi. Vivre dans la conscience de Femme/Esprit reste un défi de chaque jour pour moi. Merci d’Etre qui tu es et de me rappeler qui JE SUIS à chaque fois que j’en ai besoin. Des « mouvements intérieurs », il y en a pour moi en ce moment et le chemin reste une découverte de chaque instant, mais toujours émerveillée par ce que la Vie vient m’enseigner. Tendresse du cœur !

    1. Merci beaucoup Fabienne,
      Tu es là, présente bien souvent pour mettre en commun des bouts de chemin avec moi. Résonances de nos processus, synchronicités des événements, ouvertures simultanées de nos consciences respectives sont autant de manifestions de l’abondance dans laquelle nous vivons notre condition humaine. Les guérisons du corps et de la personnalité par l’Esprit que NOUS SOMMES passent par notre intermédiaire avec notre joyeux consentement. J’aime sentir ces points communs que nous avons, tout en étant campées l’une et l’autre dans notre singularité.
      Marie-Odile

  2. MERCI marie odile de ton message
    ça résonne en moi le fait que je me suis détachée d’un groupe (ce qui m’a mis dans des états de tristesse au départ par le manque, mais qui aujourd’hui me réjouit) tes écrits m’invitent à ETRE moi même ; je t’embrasse

  3. Bonsoir Marie Oh, dis le sens haut,

    Quel bonne heure de recevoir un tel message !
    C’est comme un trésor déposé par une main magique dans ma boite « mail »….
    C’est comme un œuf de Pâques multicolore que Je découvre de façon inattendue parmi d’autres œufs bien rangés sur les étales de ma messagerie électronique…
    Alors, comme à la bonne époque et peut être encore plus du fait de la rareté de ces pré-cieux trésors, Je le mets de côté, Je me mets de côté, et attends le bon moment pour le déguster et m’en délecter…
    Et Vous savez quoi ? Ce qui y a de magique, c’est que : une fois le texte bien dégusté, bien savouré…
    Je peux recommencer une deuxième fois ! paragraphe par paragraphe, en pleine conscience…
    Voilà à ma façon, un témoignage de mon « comment je reçois ton message avant de le lire  »
    Puis ensuite à sa lecture, J’aime beaucoup ton introduction.
    Je me sens également invité à aller explorer mes intentions « cachées » dans ce que Je propose au monde au quotidien, voir même dans la façon d’écrire cette contribution 🙂
    Me questionne sur mon cheminement personnel par rapport à une future participation co-créative à un « groupe »
    Quand à la prise de paroles, à l’instar de ce que tu proposes, Je souhaite le faire, à ma façon, d’où cette contribution un peu longue quoique remplie de « parole authentique » !
    Bises, Mille Merci pour tes écrits et tes dires qui me portent tant depuis près de 10 ans et qui parfois prennent tout leur sens plusieurs années après.

    1. Bonjour Christian,
      Quelle joie de te lire, de sentir ta présence, de recevoir ta lumière ! Je suis touchée de la description que tu fais de ta dégustation des mots écrits et offerts.
      Pour moi aussi, le projet de lieu de vie fraternelle continue de mûrir, de grandir, comme la graine le fait dans la terre. Pour l’instant rien de visible, mais je sens bien cette force de vie qui pousse et finira, le moment venu par germer. Pas trop tôt pour ne pas se faire brûler par les gelées tardives !
      Reçois une légère brise de l’Ouest dans ce Grand Est où tu es certainement.
      Marie-Odile

  4. Vraiment heureuse de te lire Marie-Odile. Je suis particulièrement sensible à la partie sur l’Intention pure.
    Mon choix de m’investir dans le milieu associatif à vocation sociale et solidaire me fait me questionner sur la pureté de mes intentions. Tout ce que tu développes à ce sujet me parle vraiment. Quels sont les bénéfices que je retire de cet engagement ?
    Et en même temps, j’ai le sentiment d’y être à ma place. Je me sens vraiment bien dans la collaboration au sein d’une équipe. A moi de veiller à garder ma lucidité et ne pas tout « gober », ce qui est un risque réel dans tout groupe humain.
    Un grand merci Marie-Odile pour ta parole qui m’aide à me poser les bonnes questions.

    1. Merci Geneviève,
      Ton commentaire me permet de renforcer le sens de ces témoignages que je choisis de publier ici. Que ta lecture ait suscité des questions de nature à élever ta conscience me réjouit profondément.
      Bien à toi.
      Marie-Odile

  5. Bonjour Marie Odile,
    Je me sens rempli après la lecture de ton mail. En cet instant je me souviens qui Je suis.
    Que le verbe et la parole vivent.
    Merci.
    David.

  6. Grand merci pour ce partage.C’ est drôle il y a 2 ou 3 jours à peine que je regardais ton site pour voir si tu avais écrit quelque chose et voir si disponibilité pour venir te voir ..bon rien de tout cela et donc je me suis dit ce sera pour plus tard.Dans ce que tu dis , je retrouve ton énergie, ta sincérité, des mots qui me font du bien dans cette période pas calme pour moi mais où je maintiens malgré tout ce que je suis avec ma vérité même si cela révèle des inconforts pour les autres et ce que j ai encore à affirmer chez moi tout ceci sans entrer dans les colères ou les ressentiments des autres et « Dieu sait  » si il y en a .maintenir l ‘écoute de mes ressentis, de ce qui est bon pour moi en dépassant les peurs de mon humain et faire confiance dans cet Amour UN que je peux ressentir au plus profond de moi et qui me permet de garder Foi dans cette vie incarnée.( bon cette Lune y est elle pour quelque chose?)

    1. Merci beaucoup,
      Sans cesse la confrontation à autrui nous invite à nous positionner, à nous affirmer, à prendre notre place. L’histoire n’est jamais finie et chaque rencontre est une nouvelle opportunité. La lune de son côté nous donne le reflet de la lumière du soleil pour éclairer nos nuits…
      A bientôt.
      Marie-Odile

  7. Marie-Odile merci pour ton témoignage qui me parle et me fait écho. En ce moment je suis en plein cœur du sujet je baigne dedans avec le Cercle de Paroles que je vais animer le 5 mars sur le thème du : JE SUIS . J’éprouve toujours autant de joie à te lire . Ensemble nous avions vu « Jonathan » le goéland sur les remparts du Mont St Michel lieu magique et mystique ……….
    Quel beau cheminement .
    Je te souhaite une lumineuse et douce soirée
    Bises
    Geneviève

  8. Merci, merci Marie-Odile, L’intention cachée, la prise de parole, combien cela résonne avec mon actualité ! Merci pour ce souffle de l’Esprit que tu nous offres en partage.
    Je t’embrasse
    Sandrine

  9. Merci Marie-Odile, tant de passages résonnent en moi …
    C’est un bonheur pour moi de te lire.
    Belle journée
    Je t’embrasse
    PS : le lien de ton mail n’a pas fonctionné (sur mon ordi), je suis passée par ton site.

    1. Un grand merci Corine. Je viens en effet de constater que chez moi aussi, le lien ne fonctionne pas. Avec l’informatique, je manque parfois de vigilance et même lorsque je crois avoir vérifié, il arrive que je n’atteigne pas mon objectif. Encore un chemin de prises de conscience à ma disposition !
      Belle journée à toi.
      Marie-Odile

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