Mouvements intérieurs

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Difficile d’ignorer les soubresauts qui agitent la France depuis novembre 2018. Le pays a la fièvre jaune, la circulation est entravée, la colère et la haine déferlent, les enfants intérieurs blessés ont pris les commandes pour clamer combien « papa » ne les aime pas comme ils voudraient être aimés. Et l’enfant croit bien-sûr qu’avec un autre papa, il sera enfin aimé idéalement, qu’il aura tous les jouets qu’il veut. Le rêve d’un nouveau papa, d’une nouvelle maman, c’est l’espoir d’une vie meilleure, de désirs comblés, d’un paradis retrouvé, mais c’est aussi un maintien dans l’enfance et un choix de retarder le moment de se reconnaître libre, responsable et cocréateur de sa réalité.

Ce qui est dedans est comme ce qui est dehors

L’externalisation des causes de la souffrance

Crier, casser, haïr, menacer, attaquer l’autorité extérieure sont des actions qui externalisent, mettent en scène ce qui se joue à l’intérieur de soi. Avant d’exploser, de jaillir vers l’extérieur, il est sain d’écouter d’abord l’enfant intérieur mécontent du parent que nous sommes pour lui et qui peut hurler très fort. En nous précipitant trop vite vers l’extérieur, nous renforçons sa peine, sa souffrance, son vécu de ne pas être entendu. La non conscience de nos besoins propres est bien souvent une bombe à retardement.

Certes au plan visible, il y a toutes ces injustices sociales, il y a la misère matérielle qui empêche de consommer de manière illimitée, il y a des institutions qui satisfont bien mal les besoins des citoyens, certes il y a des changements à organiser, un nouveau paradigme social à construire, mais il y a aussi en nous, au plan non visible, un enfant intérieur qui vit l’injustice, la misère, la frustration, l’insatisfaction et tout cela sous notre propre autorité. La première cause de notre souffrance, c’est nous, c’est la manière dont gérons la relation du maître que nous sommes avec notre enfant intérieur, la manière dont nous manageons la coopération entre notre âme et notre personnalité, la manière dont nous mobilisons notre « je » pour conduire nos expériences de vie.

Dans cet article je vais donc m’employer à passer en revue ce qui a émergé à ma conscience ces dernières semaines grâce à mes chantiers intérieurs, en mettant en évidence les actions personnelles que je mène pour être le capitaine du navire avec lequel je voyage sur la Terre durant cette incarnation. En tant que cellule de « l’organisme » que nous, humains, formons ensemble, il est probable que mes chantiers parleront à certains d’entre vous qui me lisez. Au plus intime de nous-mêmes, nous touchons l’universel.

Est-il nécessaire de rappeler que mon intention ici est de témoigner, de mettre en partage ce qui fait sens pour moi et en aucun cas de donner un enseignement à valeur absolue ? Bienvenue dans ma subjectivité, ma singularité et la relativité qui en découle.

L’intention pure

Le premier chantier que je conduis actuellement concerne la pureté de mes intentions. Quelle est ma véritable intention lorsque je me lance dans un projet, dans une interaction avec autrui ? Je viens d’écrire ci-dessus que mon intention est de témoigner et non pas de donner des leçons. Quel est mon degré de lucidité sur ma véritable intention ? Telle la partie visible de l’iceberg mon intention me semble blanche, pure, lumineuse. Je suis au service de mon JE SUIS, de mon Moi Divin, et je m’emploie à témoigner de moi pour contribuer au renforcement de la conscience de notre nature spirituelle.

Une intention pure ?

Qu’en est-il de la partie immergée de mon iceberg, de mes intentions souterraines ? Sans douter de ma sincérité, il me faut aller voir si mon enfant intérieur blessé ne veut pas profiter de l’occasion pour obtenir une réparation, une gratification. Lorsque je me lance dans l’écriture de cet article, j’ai à me demander si je ne cherche pas aussi, à côté de mon intention officielle, à me faire aimer, à obtenir des signes de reconnaissance d’autrui afin de compenser mes doutes sur ma valeur, à avoir de l’importance, une place dans le monde. Si mon « je », instance de pilotage de mes décisions, se laisse remplir par l’humaine formatée, conditionnée, et se ferme à l’inspiration de mon JE SUIS, alors une foule d’intentions cachées, non conscientes, vont venir altérer mon projet, mon message, mon action.

Si le ménage n’est pas fait dans mes intentions, il en résulte que les intentions cachées l’emportent sur l’intention affichée et que, par conséquent, la cible visée n’est pas atteinte. Dans de tels cas, je déplore de m’être leurrée moi-même, de m’être menti, ce qui me laisse un goût amer. A ce désagrément personnel, il faut ajouter le constat du détournement de l’énergie que l’Esprit a investi dans le projet dont je me proposais de prendre la responsabilité pour le servir. Une double peine qui peut être évitée en prenant soin de me mettre au clair avec moi-même afin de maintenir toute mon attention sur l’intention énoncée, inspirée par mon JE SUIS.

Pour avoir des précisions sur ce qu’est l’enfant intérieur blessé et la manière de l’accompagner voir l’article de ce site « Devenir un maître en réveillant son enfant intérieur libre et joyeux
Pour avoir des précisions de vocabulaire utilisé et notamment sur l’âme, le « je », le JE SUIS, se reporter à l’article de ce site « Notre conscience : la clé pour l’apocalypse »

Sortir des clans

Au fur et à mesure de ma vie, je n’ai cessé d’appartenir à des groupes, à des clans. Le premier d’entre eux fut évidemment ma famille, là où j’ai appris à me comporter selon les règles explicites et implicites qui nous régissaient. Ma formation initiale à l’appartenance au clan familial allait s’avérer précieuse pour la suite de mon existence puisque, comme la majorité des humains, j’allais en permanence cheminer de clans en clans, de l’école à la religion, pour parvenir sagement ensuite au travail, en passant aussi par des associations aux groupes d’amis plus ou moins formalisés, du voisinage au pays tout entier. Chaque clan a ses codes, ses signes d’appartenance et il s’agit de s’y conformer sous peine d’en être rejeté et d’en souffrir.

Un goéland pour comprendre

Jonathan Livingston le goéland : une inspiration pour l’envol

La lecture du livre de Richard Bach, Jonathan Livingston le goéland a constitué un déclic pour moi. Grâce à ce petit récit, j’ai commencé à me reconnaître, à savoir que moi aussi je voulais voler plus vite et plus haut, autrement dit que je ne voulais pas reproduire à l’identique ce que j’observais de la vie au sein de laquelle j’étais immergée. Bien plus tard, j’ai compris que toute petite déjà, je me sentais étrangère parmi les miens. Je fais mienne cette phrase de Jésus : « Je suis dans ce monde, mais je ne suis pas de ce monde ». Ce ressenti profond, je le sais aujourd’hui, est la conséquence de la mémoire vive de ce que JE SUIS de toute éternité et qui est manifesté ici sous forme humaine. Seulement voilà, il y a aussi mon conditionnement humain, mon formatage social qui exercent une force contraire à mon envol et qui veulent à tout prix me maintenir dans les clans, dans les rangs.

Être ce que JE SUIS, vivre au quotidien l’unité de la femme-Esprit, nécessite que progressivement je m’affranchisse de toutes les règles claniques qui me maintiennent membre assujetti des différents groupes qui m’ont permis d’avoir une place dans le monde, d’avoir une image de moi. Pour chaque clan, j’ai à repérer les codes souvent non dits, les règles implicites qui structurent les relations, les secrets qui lient, les coutumes, le langage, la culture, qui constituent les signes d’appartenance. Aujourd’hui, lorsque je rentre en relation avec une personne rencontrée dans l’un de ces clans, je sens qu’il est impératif que « je » mobilise toute mon attention pour ne plus obéir à ces règles afin d’être moi-même, souveraine, en lien d’âme à âme avec autrui, avec la personne unique et spécifique qui est avec moi. J’ai la responsabilité de manifester fidèlement ce que JE SUIS, sans rien gommer, nier, restreindre. Le goéland peut et doit déployer ses ailes et voler comme il a choisi de le faire, mener sa quête d’absolu, vivre l’Esprit dans son corps humain. Le bannissement n’est pas son affaire, mais l’affaire du clan qui ne peut supporter sa singularité, sa différence, lui est libre et souverain.

Grandir ou rester ?

Carte du tarot zen d’Osho


Pour que la sortie du clan se fasse sans laisser de plumes, je sais que je dois d’abord reconnaître tous les bénéfices que j’ai encore à me maintenir membre du groupe, quel qu’il soit. Pour moi, tous les collectifs sont finalement des familles de substitution et me permettent soit de continuer à vivre ce qui a été heureux dans mon enfance, soit d’espérer obtenir enfin ce qui n’a pas été satisfait quand j’étais petite. En restant dans un clan, je me maintiens dans ma position d’enfant et retarde le moment d’être enfin une adulte-maître, le capitaine de mon navire terrestre. Tant que je donne priorité à mon appartenance à un collectif, je mise sur les ressources humaines à l’extérieur de moi pour tenter d’être heureuse et je me prive du ruissellement de ma Source en moi.

Je suis ce que JE SUIS

Mon choix d’aujourd’hui est clair, logique avec ma décision de consacrer ma vie à servir mon Moi Divin, mon JE SUIS : oui aux relations avec toutes les personnes que mon âme m’invite à rencontrer et que je reconnais dans leurs spécificités, non à mon intégration dans quelque groupe que ce soit. Mon intégrité suppose que je dise non à toute intégration. Il est clair que si je laisse ma conscience se remplir de ma personnalité et de ses envies, je vais avoir bien des difficultés à résister à la tentation de l’appartenance aux groupes. Afin d’éviter d’avoir tout effort à consentir pour préserver ma souveraineté, il me suffit de me reconnaître dans l’Esprit que JE SUIS, là où l’identification à la condition humaine n’est plus, là où mon souffle Divin me guide et m’inspire. Alors je n’ai plus besoin de m’extraire du groupe, je ne peux appartenir qu’à moi-même..

Rien n’est jamais acquis définitivement, chaque jour je remets l’ouvrage sur le métier. Toute rencontre avec un(e) autre est en effet une opportunité de construire un nouveau groupe rappelant encore une fois la famille initiale. C’est aussi par conséquent l’occasion de me positionner, en n’appartenant pas à ce qui est créé, en ne fusionnant pas afin de ne plus être l’enfant qui attend, mais bien la souveraine de mon royaume en relation avec les souverains des autres royaumes.

Se situer vis à vis des religions

Lourdement impactée par mon éducation catholique, j’ai tourné le dos à la religion dès l’adolescence. Acte de rébellion contre l’autorité du père et la morale de la mère, je faisais un premier pas vers mon affranchissement, je tentais de sortir du clan familial renforcé par un catholicisme de fait qu’aucun de mes ascendants n’avait jamais remis en question. Dans ma fougue et mon arrogance d’alors, j’ignorais que j’allais dix ans plus tard retrouver les rituels et les prières toutes faites dans un groupe spirituel qui me semblait bien plus « évolué », mais qui allait s’avérer sectaire, tout comme la religion catholique m’avait paru sectaire.

Ressentir, expérimenter, ne plus croire

La pensée matérialiste dominante : une morale consensuelle

Peu à peu, en cheminant sous ma propre responsabilité tout en rencontrant des personnes ou des écrits inspirants, j’ai forgé ma foi, ma conscience de l’être divin que je suis, et repoussé les croyances. Combien d’histoires nous sont racontées afin de nous faire croire à autre chose qu’à notre ressenti ? Combien de dogmes nous sont proposés pour offrir à notre conscience un dispositif de pilotage automatique qui nous dispense de prendre position à chaque instant ? Combien de règles morales, de bien-pensance prête à l’emploi nous sont présentées au cours de notre existence ? Comme j’ai été tentée bien souvent de m’en remettre à ces recettes largement répandues au lieu de mobiliser mon « je », d’exercer ma souveraineté !

Depuis 2006, je vis au quotidien une spiritualité libre et incarnée, sans référence à un courant formalisé, sans rituel, sans pratique ni discipline, sans morale établie. Je cultive mon ignorance du mieux que je peux, afin de recevoir de mon JE SUIS l’inspiration et décider selon mon ressenti de l’instant. J’apprends par l’expérience et je me laisse surprendre. Aucune faute n’est à avouer et encore moins à pardonner puisque bien et mal, juste et faux ne sont que des Illusions créées par la pensée humaine. Je choisis d’exercer pleinement ma responsabilité, de pratiquer mon libre arbitre tout en me souvenant que le conditionnement initial est toujours actif quand je m’identifie à la fille de mes parents, au produit de mon histoire et de mon environnement, ce que je sais ne pas ÊTRE.

Le dernier rempart : la religion d’état

Malgré la loi de 1905 qui stipule la séparation de l’église et de l’état, il subsiste en France une religion d’état, imposée à tous les citoyens au travers des institutions publiques gérant notamment la santé, l’éducation, le travail, et mettant l’économie au premier plan. En effet, la religion matérialiste est la norme incontournable, son dogme est basé sur une science qui ne reconnaît que la matière densifiée et à laquelle la population tout entière est priée de croire. Sa pratique est nourrie par une économie qui met l’homme au service du dieu argent, son culte est pris en charge par les médias qui ridiculisent gravement toute personne faisant allusion à une réalité spirituelle parallèle à la matière. J’arrête là la litanie des exemples qui disent la réalité de cette religion d’état, mais je pourrais en citer bien d’autres encore.

Un doute sur le bien fondé des vaccinations, doublé de l’usage de l’homéopathie pour se soigner et nous voilà adeptes de la théorie du complot ! Ne pas contribuer à la croissance économique et vouloir une école où l’âme de l’enfant est reconnue et nous voilà zadiste fumeur et rêveur ! Ne pas s’abreuver de télévision et pire encore ne pas avoir de compte Facebook ou Tweeter, et nous voilà hors la loi ou presque ! Les hérétiques d’aujourd’hui sont les personnes qui refusent la religion matérialiste, on met au bûcher ceux qui misent sur les forces de l’Esprit dans la matière.

La peur et la culpabilité, outils de management des ouailles


De cette religion d’état, il est bien difficile de sortir. En effet, parler de son âme quand les prêtres cathodiques pratiquent la grossièreté, l’ironie, le second degré, le lynchage pour faire rire, demande du courage. Dire avec bienveillance à son voisin ou à son cousin que vivre pour son JE SUIS est beaucoup plus intéressant que d’attendre la retraite et de voyager en camping car n’est pas tous les jours facile. Affirmer à ses amis que la guérison du corps par l’Esprit est notre choix, requiert de ne pas avoir peur d’être soupçonné d’être dans une secte. Comme toutes les religions, le matérialisme s’appuie sur les deux piliers que sont la peur et la culpabilité pour maintenir ses ouailles sous bonne obéissance. Calquée sur les religions classiques judéo-chrétiennes, musulmanes ou orientales, la religion matérialiste a une solide expérience de l’exercice du pouvoir, du maintien de ses fidèles dans l’obscurité, de l’encouragement à la superstition.

Après m’être extirpée du catholicisme obligatoire, je ne peux que poursuivre mon affranchissement et me positionner en dehors de la religion matérialiste, fût-elle religion d’état. Le clan est immense cette fois-ci et le risque d’exclusion pourrait bien aller jusqu’à paralyser ma dimension humaine au point de trahir de temps en temps ce que JE SUIS : quelques mensonges (pieux bien-sûr), un peu de stratégie de repli et de silence, une dose de compromis pour avoir la paix et le tour serait joué !

Mais je sais, par l’expérience, que la femme-Esprit a les moyens de ses exigences, que ma conscience hissée au sommet de moi-même ne craint en rien l’exclusion ou le rejet. Je peux donc être ce que JE SUIS, sans aucune pratique religieuse, sans me perdre dans les croyances et l’espoir, en me référant en permanence à la puissance de l’Esprit qui est dans mes cellules. Je suis l’autorité qui choisit d’obéir à ce que JE SUIS de toute éternité.

Prendre la parole

Pour finir la liste de mes chantiers intérieurs de ce début de 2019, je consacre quelques lignes à l’invitation que mon âme me fait : prendre le parole dans le monde, que ce soit en face de la personne que je côtoie au quotidien ou que je rencontre ponctuellement, que ce soit dans un groupe d’amis ou de parents, que ce soit plus largement dans la société.

Chacun à sa manière a quelque chose à dire au monde…

Être ce que JE SUIS est l’œuvre de ma vie. Ce que je réalise dans la matière est la part visible, palpable de ce que je crée et je m’efforce que ces créations manifestent fidèlement l’être Divin qui veut être présent sur la Terre par mon intermédiaire. Être ce que JE SUIS, c’est aussi témoigner de moi, dire mon ressenti, donner mon opinion, exprimer mes besoins et mes souhaits, oser nommer mes exigences. C’est contribuer à la construction commune du monde dans lequel je vis, là tout à côté de moi dans ma sphère immédiate, et là-bas au loin là où se prennent les grandes décisions.

Dans les milieux populaire on dit que « le silence est d’or et la parole est d’argent », dans les milieux « spiritualistes », le silence est prisé, associé à la sagesse, la sobriété. De par sa rareté, la parole du taiseux devient vite un cadeau précieux d’une valeur inestimable, tandis que celui qui parle aisément n’est plus vraiment considéré, tant il est facile d’accéder à ce qu’il est. Tous les parleurs ne sont pas des hâbleurs, et je sens qu’il est temps de réhabiliter la parole authentique, habitée et de ne plus céder aux censeurs.

« Sois le changement que tu veux voir pour le monde » disait Gandhi. Nous sommes nombreux à connaître cette phrase responsabilisante qui nous invite à nous souvenir de notre puissance créatrice. Mais combien sommes-nous à l’ânonner, à la répéter sans la mettre en acte, sans mesurer sa portée ?

La parole que nous offrons à nos semblables est un levain pour la conscience collective humaine, une graine que nous semons et qui va un jour germer. Quand, en plus, notre parole est remplie de l’Esprit que nous sommes, et non pas de la pensée humaine issue de notre personnalité, elle devient Verbe, verbe créateur et là nous créons le changement que nous voulons voir pour le monde. Oh bien-sûr, il m’arrive souvent de sentir que ma voix est bien faible au regard de celle des politiques, des journalistes, des artistes, mais je sais au fond de moi que ce ne sont pas les décibels ou la notoriété qui font la puissance de ma parole, mais bien la place que j’ai mise pour l’Esprit en elle.

Lorsque Jésus demande à ses apôtres, après qu’ils ont reçu l’Esprit Saint et le don des langues, d’aller dans le monde pour témoigner, il m’ouvre la voie, il nous ouvre la voie, pour témoigner aujourd’hui encore de ce que JE SUIS, de ce que NOUS SOMMES. Mon principal obstacle à l’offrande de ma parole se situe dans la croyance en l’inutilité de dire, ma croyance dans le manque d’intérêt de l’autre pour ce que je suis et dis, dans le fait que je ne serai pas entendue. Probablement qu’en effet, au niveau visible ma parole va avoir peu de poids, mais je sais qu’au plan subtil ce que j’émets est vivant, que mon verbe vibre sur la fréquence du cristal et que par conséquent, le courage de dire ma Vérité aura un effet sur monde.

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31 contributions

  1. Merci Marie-Odile de ce partage Lumineux, éclairant et révélateur. Je sais que je sais tout cela, mais qu’il est bon de se l’entendre soufflé, confirmé, renforcé, complété. Libérer ma parole, c’est bien de cela qu’il est question pour moi. Ne plus avancer masqué en se cachant pour me révéler au monde à la Lumière de ce que JE SUIS. Car comme tu le dis le verbe est créateur et j’ai tant de dires enfouis qui n’attendent que ma révélation afin de se révéler à l’Humanité pour guider, éclairer, enseigner, soigner.
    Comme tu peux t’en douter, le mouvement des gilets jaunes est venu réveiller ma fibre révolutionnaire, celle qui voudrait tout raser, brûler, faire fi du passé sans s’en nourrir pour se grandir afin de ne pas reproduire les divines erreurs.
    J’ai dans un premier temps répondu aux sirènes de contestation en allant manifester (pacifiquement), mais en restant vigilant à la tentation du saccage. Pour la première fois, je me suis nourrit de l’observation à cet appel de la terre brûlée. Ce haut-brasier qui, je le sais, peut tout emporter. Moi y compris.
    J’ai pu observer mon Chee Guevara intérieur qui appelle à la révolution violente et mon Christ au Coeur Sacré qui m’invite à l’évolution dans l’Unité de ce que JE SUIS. C’est donc main dans la main que mon Chee Guevara et mon Christ intérieur ont défilé ensemble pacifiquement.
    L’un avec l’ardent désir figé au corps de voir ce monde changer, l’autre gardant à « l’Esprit » de connaître le chemin à suivre pour le voir se réaliser. Et c’est vers la PAIX et l’AMOUR de l’Absolu qu’ils se dirigent…
    MERCI pour tous ces moments de partages, d’enseignements qui m’ont grandit, éveillé, pacifié, apaisé, concentré, pour me guider sur la voie de la Réalité de mon Unité.
    Dans la Grâce de l’éternel

    1. Bonsoir Pascal,
      Le CHE et le Christ réunis avec un gilet jaune, l’image est pour le moins inédite et en tous cas intéressante ! Merci de ton témoignage vibrant qui dit la conscience que tu as mise sur tes mouvements intérieurs et ton action à l’extérieur. Oui, prendre la parole et la poser dans le monde pour rayonner ce que nous sommes est la véritable révolution que nous pouvons mener. Notre verbe est possiblement créateur dès que notre bouche est remplie du souffle de l’Esprit et témoigne de l’unité de l’humain et du Divin.
      Le temps est venu pour les guides guérisseurs de l’humanité de se mobiliser pour apporter la nourriture aux âmes qui ont faim d’Esprit et ne trouvent que matière à consommer, pour abreuver les êtres qui ont oublié la Source et s’enivrent d’argent et de pouvoir, pour chanter notre joie aux humains qui sont dans l’obscurité. Souvenons-nous du sens de notre présence sur la Terre en cette période !
      Que la paix de ton JE SUIS éclaire ton quotidien !
      Marie-Odile

      1. J’en pleure d’avoir tu m’a voix et ma voix tant d’années.. Aujourd’hui à moi de declamer..chanter le bonheur de l’humanité.. afin de guider.. donner confiance à vivre la spiritualité incarnée.dans l’amour de l’immensité.. aloha

        1. Bravo Bérénice de cette reprise de contact avec ton âme, ton JE SUIS et merci de l’accompagner de ces mots que tu m’adresses. Je te souhaite de recevoir dans la joie et la simplicité l’inspiration de l’Esprit que tu es. Le monde a besoin que nous soyons les témoins vibrants de l’Amour Principe Créateur.
          Marie-Odile

        2. Bravo Bérénice de cette reprise de contact avec ton âme, ton JE SUIS et merci de l’accompagner de ces mots que tu m’adresses. Je te souhaite de recevoir dans la joie et la simplicité l’inspiration de l’Esprit que tu es. Le monde a besoin que nous soyons les témoins vibrants de l’Amour Principe Créateur.
          Marie-Odile

  2. Comme à chaque fois, quand je t’entends ou que je te lis je retrouve ce lien , cette reconnaissance que par paresse, négligence ou incompétence, j’ai laissé doucement s’effriter. La plupart du temps je reste dans un silence intérrogateur mais je suis toujours bousculée par tes paroles qui résonnent longtemps en moi. Aujourd’hui tu viens d’allumer quelque chose de nouveau en moi que je ne sais pas encore qualifier mais qui m’émeut profondément. C’est un peu comme si j’avais des nouvelles de « chez moi ». Je t’en remercie . C’est un lien que je ne veux pas lâcher.
    Danielle

    1. Chère Danielle,
      Je ne peux pas avoir plus beau compliment qu’avec ces mots que tu écris au sujet de ce que provoque la lecture de mon témoignage : « c’est un peu comme si j’avais des nouvelles de chez moi ». C’est en effet ce que je cherche à provoquer : la mémoire de qui NOUS SOMMES vraiment, la réminiscence de notre origine, de notre nature. Le lien qui nous rassemble est par nature, inaltérable, indéfectible car c’est un lien qui unit nos manifestations humaines par nos JE SUIS, par la substance UNE que nous avons tous en commun. Et tout cela est si simple ! Ce qui est difficile, et tu ne me démentiras sûrement pas, c’est d’imposer à notre pensée humaine de ne pas compliquer notre relation avec nous-même et par conséquent, notre relation avec autrui.
      A bientôt.
      Marie-Odile

  3. Bonsoir marie odile.
    Te lire me rappelle que tu es celle qui m a enseignee et m a accompagnée pour le permettre de rencontrer mon âme. Des annees plus tard je me rallie toujours avec la meme foi, a ta vision que je continue de partager. Et pourtant tu sais que le monde dans lequel j evolue reste sourd et aveugle sur le fait qu une autre vision des choses existe. Moi meme ne suis je pas une ignorante puisque je continue de rester là.?Je ne peux donc jamais oublier tous ces enfants en colere. Tout comme je ne peux plus ignorer mon propre enfant en colere que je continue de rencontrer sans relache. Je me fatigue parfois parce que je ne le trouve pas toujours aussi vite que je le souhaite et en attendant, meme plus informee que la moyenne , je sombre comme tout le monde dans l etat de victime et de la revolte. En ce moment c est ce que je traverse dailleurs. Par chance j ai des outils et je surmonte.
    Je me rends compte a quel point il est plus facile de se laisser emporter plutot que de prendre ses responsabilités tant la constance, la determination et le courage sont necessaires pour rester le capitaine de son navire. Pas de pause a la conscience disais tu….. Parfois je me reproche d en etre encore là, malgre tout le chemin… et puis j echange ces pensees contre des pensees plus douces envers moi. Les gilets jaunes, les bonnets rouges, les journalistes en rebellion pronant de faire eclater la verité, la police, elle meme a la recherche de la verité ou du respect de l ordre, et bien d autres encore, sont tous des enfants en colere. Le monde en est là! Dans sa crise d ado qui dure, dure, dure….
    J ai appris a faire la paix avec tout ca la plupart du temps, mais en ce moment la fatigue aidant, j ai tendance a m emporter facilement. Mon oxygene vient de personnes comme toi qui m entourent.
    Tu as evoqué le silence comme signe de sagesse ans, je realise que j ai encore beaucoup de chemin. J avais besoin qu on me le rappelle. Merci. Ca me fait du bien. En attendant de l atteindre je vais continuer de pleurer pour que mes larmes ne se transforment jamais en prise d arme.
    Love

    1. Chère Sylvie,
      Qu’il est bon de te savoir là, mobilisée pour la conscience, regardant toujours en toi ce qui a besoin d’être rapproché de ton JE SUIS. Il est bien tentant de mesurer le chemin parcouru puis de s’en féliciter ou de s’en blâmer, mais nous le savons l’Esprit que nous sommes ne mesure pas, ne quantifie pas, n’évalue pas. Nos mesures humaines sont bien pratiques pour la densité mais sont inopérantes pour le subtil. En revanche, lorsque nous constatons que la mémoire de ce qui NOUS SOMMES de toute éternité est présente dans notre conscience et inspire nos actes, nos mots, nos comportements, combien grande est notre satisfaction. Mais nous savons aussi que cette mémoire est volatile, toujours fragile et requiert notre vigilance. Une vigilance dont tu fais preuve, puisque ton questionnement est là, puisque ton mouvement intérieur est sous ta maîtrise.
      Merci de ta reconnaissance. Elle me va droit au cœur.
      Avec tout mon amour,
      Marie-Odile

  4. Quel bonheur de te lire, Marie-Odile!
    Quelle clarté, quelle lumière, quelle authenticité se dégagent de cet article!
    L’intention pure, la prise de parole, le lieu de vie fraternel… entrent en résonance avec mon « grand chantier » intérieur de passage à la Sagesse.
    Tes mots me sont comme un onguent précieux pour m’extraire encore un peu plus du socio-culturel et vibrer dans mon Unité.
    Gratitude, immense gratitude pour ce partage !!!
    Je t’embrasse fort.
    Monique

    1. Bonsoir Monique,
      En lisant tes mots, ton enthousiasme est venu jusqu’au noyau de mes cellules et la joie m’a remplie. Merci à toi de ce retour qui m’encourage à poursuivre dans la voie du témoignage.
      Je t’embrasse aussi.
      Marie-Odile

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