Au delà du visible

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Au-delà du visible : l’actualité française et sa dimension occulte

Date du témoignage : 31 janvier 2015

Contexte du témoignage

Dans le bouillonnement d’informations, d’émotions, de sentiments et d’opinions générés par les crimes de début janvier 2015, j’ai ressenti le besoin de cultiver le centrage, la nécessité de diriger sans cesse ma conscience vers l’intérieur de moi, dans ce « lieu » où le monde de la forme m’apparaît en tant que manifestation de l’esprit UN, dans cet état où le visible et l’occulte se côtoient, dans ma Jérusalem intérieure où l’Alliance entre le Divin et l’Humain est.

Heureusement inspirée par mon âme, j’ai vécu ces trois dernières semaines en retraite, principalement seule et dans le silence. Parallèlement à mon introspection, poussée par la sensation de devoir le faire, je me suis informée sur les événements du monde, ce que je fais très peu en temps ordinaire. J’ai cherché aussi les éléments de construction de notre civilisation, tentant de comprendre ce qui se joue aujourd’hui dans l’évolution de la conscience humaine. Cela m’a invitée à écouter sans cesse mon ressenti, pour ne jamais m’arrêter aux informations données par les médias, quels qu’ils soient. De la même manière, je me suis souvenue que l’histoire des peuples est narrée selon les objectifs et la vision du monde des narrateurs.

Mes questions étaient : Qu’est-ce qui vibre vrai en moi dans ce que je lis, j’entends, je vois ? Qu’est-ce que je peux percevoir en complément des représentations des faits qui me sont communiquées ?

Lors de mes recherches, sans cesse, j’ai maintenu dans ma conscience que les scènes qui se déroulent à l’extérieur de moi sont la manifestation des scènes qui se vivent à l’intérieur de moi. Sans cesse, j’ai maintenu en ma conscience la réalité du lien qui unit chaque humain, qui fait de l’humanité un grand corps dont chacun de nous constitue les cellules. L’histoire et la conscience globale de l’humanité dans laquelle je suis incarnée ici et maintenant sont en interdépendance avec ma propre histoire et ma conscience individuelle.

Témoignage

Agar et Sarah, Ismaël et Israël

En moi, j’ai reconnu les deux femmes qui furent mères des deux enfants d’Abraham : Agar et Sarah. Sarah la princesse stérile, épouse officielle d’Abraham, qui offre à celui-ci son esclave Agar pour qu’il ait une descendance. D’Agar naîtra Ismaël, reconnu ancêtre des arabes et du prophète Muhamed, de Sarah devenue fertile à plus de 90 ans, naîtra ensuite Isaac, futur père de Jacob rebaptisé plus tard Israël.

Sarah, femme de « la couronne », de la pensée, du mental, veut diriger la situation et va devenir jalouse d’Agar, femme qui détient l’énergie vitale, le feu sacré, au point de l’humilier et de demander à Abraham de la chasser, avec son fils, dans le désert.

La puissance d’Agar vient de la terre et veut, à travers moi, à travers nous, s’élever vers le ciel et le soleil, tandis que la couronne de Sarah peut accueillir la lumière d’or, l’énergie divine dans mon corps, dans notre chair. Par Christ en moi, en nous, ces deux énergies ont la possibilité de se rencontrer et de s’unir afin que l’amour vive, afin que la Jérusalem céleste existe dans ma chair, en nous, sur la terre, promise et obtenue par la réconciliation en moi, en nous de ce qui s’opposait.

Ce qui est dedans est comme ce qui est dehors, ce qui est présent en moi dans l’individu est présent aussi dans le collectif au sein duquel je suis. Ismaël, fils d’Agar et Israël, petit-fils de Sarah, sont présents sur la scène que j’observe à l’extérieur de moi. Partisans de l’Islam dont Ismaël est l’ancêtre avec ses 12 peuples, et partisans du judaïsme dont Israël est le père avec ses 12 tribus, se combattent partout dans le monde ou presque, et en France maintenant de manière violemment ostensible. Sortir de la rivalité fraternelle est possible, s’affranchir de la dualité est le but, vivre l’alliance véritable entre le divin et l’humain est désormais l’affaire de chacune des âmes incarnées que nous sommes. Jésus, venu pour que Christ, Amour absolu, vive dans le corps, dans la chair, nous donne à tous la responsabilité de l’alliance, la mission de continuer son œuvre en unissant en nous le ciel et la terre, l’esprit et la matière.

Le territoire est en moi, il est en chacun

Lorsque j’étais à Jérusalem la dernière fois, en 2009, je percevais la lutte de territoire et la tension entre les deux courants, celui d’Ismaël et celui d’Israël. Je percevais aussi que le courant chrétien, présent dans cette ville 3 fois sainte, cherchait pareillement à défendre et occuper de l’espace, au nom de Jésus .La France, pays à la culture façonnée par le christianisme, pays qui s’est doté d’une devise riche de sens, était un pays où les habitants pouvaient jusque-là se dire juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, anthroposophes, adeptes d’une spiritualité libre et incarnée, athées, libres penseurs, francs-maçons, etc. La France, comme d’autres pays sans aucun doute, a cette possibilité de réunir les courants qui, dans le visible, s’opposent.

La dimension christique n’est pas limitée à l’homme que fut Jésus. L’incarnation de Christ, conscience solaire, Amour absolu, dans un corps de chair s’est faite pour que chaque être humain soit lui-même un Maître conscient de sa divinité, de sa mission d’unir l’esprit et la matière, la pensée de Sarah et le feu sacré d’Agar. En cessant de m’identifier à mes apparences humaines, à mes fonctions et rôles, à mes pensées, émotions et sentiments, en cessant de chercher à l’extérieur de moi dans le monde de la forme, je reviens à ma Source, je sens mon essence et vois les jeux de mon existence parfaitement adéquats à ce que je suis de toute éternité, au-delà de cette forme.

Le territoire que je croyais devoir conquérir est là, sans limites, en moi. Les biens dont je croyais manquer sont là en abondance. L’amour que je m’essoufflais à chercher est là, simple et joyeux. L’intensité que je veux pour ma vie est là, évidente. La paix règne et rayonne. Si je suis avec moi-même, mon territoire ne peut pas être occupé par quelqu’un d’autre et de la même manière je n’ai nul besoin d’occuper le territoire de quelqu’un d’autre, puisque ma pleine présence en moi constitue un territoire.

Les religions et les religieux se battent encore pour des questions de territoire, de biens et de pouvoir. A nous, individuellement, par notre responsabilité propre, de nous souvenir de notre essence divine, de l’illimité que nous sommes, de la substance subtile et infinie que nous remplit, pour que vive notre Jérusalem intérieure et que soit ainsi pacifiée la ville terrestre de Jérusalem, lieu hautement chargé en énergie, en symbole et en histoire.

De façon opérationnelle et quotidienne

Avec les belles intentions ci-dessus, se pose la question du comment faire. En effet, comment vivre concrètement, au quotidien, la dimension christique qui unifie et pacifie, qui permet la rencontre des courants qui s’opposent ? Comment être cette Vérité à laquelle Jésus nous a invités pour être Christ ?

Mon expérience m’enseigne que lorsque je vis des situations insatisfaisantes, le plus souvent, je n’ai pas été lucide sur les intentions qui ont motivé mes choix. Dit d’une autre manière, je n’ai pas été totalement honnête avec moi, je me suis fait croire que je faisais tel ou tel choix pour servir mon âme, alors qu’en réalité je cherchais à contenter ma personnalité. Pour moi, lorsque j’ai des décisions à prendre, des choix à faire, importants ou d’apparence anodins, il est aidant de me poser les questions ci-dessous :

  • Quels résultats je souhaite, quelles sont mes véritables intentions ?
  • Quels bénéfices spirituels, psychologiques, matériels j’attends ?
  • Est-ce que je conserve bien mon autorité sur moi-même ? Mon autonomie ?
  • Est-ce que je n’essaye pas de me faire prendre en charge, de me faire aimer, de me fondre dans un groupe ?
  • Ma décision est-elle fondée sur un supposé devoir ou sur la joie authentique ?
  • Suis-je totalement sincère ou y a-t-il une attente secrète, inavouable ?
  • Suis-je lucide sur mes véritables besoins profonds, ceux de mon enfant intérieur, ou suis-je restée à l’étage des envies de l’adulte adapté ?

Ces quelques questions, dont la liste pourrait s’allonger, me sont utiles pour trouver et maintenir ma posture de Maître et agir en vérité. Il m’arrive d’aller trop vite parfois dans mes choix et d’omettre de pratiquer cette « hygiène de la conscience » qui me permet pourtant de vivre la cohérence et donc la paix.

La responsabilité de chacun

Olivier à Bechaleh, Liban – Photo Leïla WARTIG

Cette vérité de soi au quotidien, cette honnêteté irréprochable sur nos intentions, sont exigées de toute personne qui désire faire vivre l’Amour et la fraternité sur la Terre en commençant par son environnement immédiat. Cette exigence qui pourrait nous paraître parfois un peu austère, grave, est surtout une merveilleuse garantie que nos investissements d’énergie, d’intelligence, ne se retourneront pas contre nous, que nos choix ne nous affaibliront pas.

En effet, lorsque je regarde le niveau occulte des événements de début janvier 2015 en France, il me saute à la conscience que les forces subtiles qui s’opposent à l’amour, se nourrissent abondamment de ce qui reste caché à notre lucidité, de ce qui est occulté ou refoulé en nous. Ces entités lucifériennes et ahrimaniennes qui influencent nos comportements humains se remplissent des pensées, émotions et sentiments que nous créons et ne gérons pas, qui vivent en nous à notre insu.

Pour moi, il n’y a pas de complot fomenté par certains humains contre d’autres, il y a nous, responsables de notre lucidité, de nos permanentes créations matérielles, psychiques et spirituelles et de leurs conséquences. Pour moi, malgré les apparences, il n’y a pas de dirigeants financiers, politiques ou religieux qui seraient des bourreaux, pas plus qu’il n’y a d’individus manipulés et victimes, mais il y a nous, invités à être des maîtres libres et exerçant notre liberté.

J’entends beaucoup revendiquer la liberté d’expression. Ne revendiquons plus cette liberté, exerçons-la ! Ne confions à personne la responsabilité d’exprimer ce que nous ressentons, pas plus à un ami qu’à un journal ! Osons dire notre ressenti face à notre frère lorsqu’il nous procure la joie de venir vers nous, lorsqu’il nous fait de la peine par une blague qui nous blesse, lorsqu’il nous inquiète, lorsqu’il nous fait grandir. Osons dire notre vision du monde, notre représentation personnelle de la vie sur terre ! Témoignons de nous, chacun avec nos talents !

Par cette liberté de maître pleinement exercée, par cette exigence de vérité en nous, nous révélerons la présence de l’Amour absolu dans le cœur de chaque humain. Nous ferons vivre Christ, conscience solaire sur la terre, nous atteindrons la terre promise.

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