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L’unification

L’unification consiste à réunir deux ou plusieurs aspects de nous-mêmes préalablement distincts : voilà bien le moyen pertinent et adapté à l’enjeu de cette magnifique époque de dévoilement de l’Homme/Femme-Esprit que vit l’Humanité actuellement. Unifier notre réalité humaine et notre nature spirituelle revient à faire face au séparateur, revient à tenir notre cap face à cette force destructrice qui tend à morceler les entités que nous sommes, revient à rester le maître face à ce diable qui peut nous diriger dès que nous distinguons le profane du sacré.
Opter pour l’unification semble une évidence pour le chercheur spirituel qui veut fidèlement manifester son JE SUIS au sein de l’Humanité, mais la voie pour y parvenir est souvent jalonnée de pièges, de petites embûches d’apparence anodine qui nous retiennent dans la dualité, nous confinent dans une morale pré-établie définissant de manière absolue ce qui est bien et ce qui est mal. Pour la personne qui désire vivre une spiritualité libre et incarnée il peut être utile de mobiliser son JE pour s’unifier, d’accorder sa vigilance à sa propre unité. Cet article propose une série d’exercices pratiques d’introspection, qui dynamisent la conscience individuelle, renforcent la posture du maître souverain que nous sommes invités à être.
Je rappelle que ce qui suit n’est qu’un témoignage de ma perception, un partage de ma pratique personnelle et en aucun cas une vérité absolue qui viserait à faire école. Chacun pourra trouver à la lecture des lignes ci-dessous, des invitations qui font résonance comme peut-être des propositions qui susciteront désaccord ou rejet. Que le maître libre vive pour que la diversité de l’Esprit dans sa manifestation vive aussi !
Ma base, pour commencer : je suis ce que JE SUIS
Cette petite pratique de quelques secondes, c’est un peu l’équivalent du brossage des dents quotidien, c’est un exercice d’hygiène de l’être. Il consiste simplement à dire les phrases qui suivent, de préférence à voix haute pour pouvoir aussi les entendre :
Je suis ce que JE SUIS
Je suis Présence Divine
Je suis Amour
Je suis Lumière
Je suis Énergie
Et je nage dans le mouvement de la Vie
J’ai reçu ces phrases par canalisation en 2006, avec l’indication qu’elles allaient m’aider à me connecter immédiatement avec mon JE SUIS, avec mon essence divine. J’ai constaté qu’en prononçant ces mots en effet, je vis aussitôt l’instant présent dans mon corps physique, je ressens que ma forme humaine est remplie de sacré, que ma personnalité est maîtrisée. Souvent, je dis ces six phrases trois fois à la suite pour être certaine d’ouvrir ma conscience en grand à ce que JE SUIS et sentir l’alignement de mes différents corps. Je perçois alors ma colonne vertébrale en tant qu’axe de reliance entre la terre et le ciel et je sais que je suis disposée à recevoir ce que l’Esprit donne.
Chacun pourra avoir une expérience différente avec ces mots prononcés et entendus, qui ne sont pas une baguette magique, mais le support d’un verbe puissant pour qui s’y implique et accepte qu’il vibre dans son corps de chair.
Pratique de la vérité en toutes circonstances
Pour contribuer au dévoilement en cours dans cette période d’apocalypse, nous avons la possibilité de cultiver la vérité en toutes circonstances. Être vrai, dire vrai, est indispensable à notre unité personnelle autant qu’à l’harmonie du monde. Les exercices possibles pour cultiver la vérité sont donc de deux types : d’une part ce qui touche les faits et d’autre part ce qui touche notre être. Ces deux aspects de la vérité sont donc d’abord regardés.
Dans cet article, je ne parlerai pas explicitement du secret, des secrets, mais ils sont inévitablement concernés par le choix de pratiquer la vérité. Le secret demandé explicitement ou implicitement est, tout comme le mensonge, une énergie bloquée, interdite de circuler, qui peut aller jusqu’à se cristalliser dans le corps et provoquer une somatisation. Secret et vérité sont incompatibles.
La vérité des faits
Les cachoteries, le travestissement des événements, les dissimulations de certains de nos actes, le reniement de nos pensées ou paroles constituent les mensonges habituels dans la vie quotidienne. La plupart du temps, le mensonge sur les faits est utilisé en vue d’un bénéfice pour nous-même ou soit-disant pour autrui, ou en vue d’éviter un probable désagrément, une perte. Le mensonge est une stratégie de court terme puisqu’à la longue il se montre très coûteux en énergie psychique, voire enfermant dans une cascade d’autres constructions mentales qui finissent plus ou moins par se contredire et mettre l’auteur en déséquilibre. La peur et la culpabilité, même non mises en conscience, accompagnent immanquablement la pratique du mensonge.
Pour l’âme de la personne qui nie la vérité des faits réels observables, ce choix humain est une souffrance, voire une violence. Avec le mensonge, la pensée réécrit le réel et vient prendre le contrôle de la personne, tandis que de son côté, l’Esprit invite l’être humain à avoir la transparence du diamant. Par le mensonge, l’âme est en quelque sorte emprisonnée, priée de se taire puisque le JE rejette ce que JE SUIS lui inspire. Chaque mensonge prélève de l’énergie à l’âme sans qu’elle n’en reçoive en retour, et la gestion du stress généré par cette stratégie vient ensuite aggraver ce pillage des forces spirituelles à la disposition de l’individu.
La vérité de l’être

La vérité de l’être est de nature intime, pas forcément visible de l’extérieur, puisqu’elle concerne l’adéquation entre ce que la personne vit, est, et ce qu’elle montre. Déjà au niveau physique, nous sommes encouragés par la société et ses règles d’esthétique, à de multiples travestissements : parfum, maquillage, couleur et nature des cheveux, chirurgie plastique en sont les exemples les plus courants. Ces techniques et outils servent à changer notre apparence, à modifier la manière dont JE SUIS a désiré se manifester au sein de l’humanité, à tromper notre environnement sur notre véritable forme, nature. Le postulat de départ est qu’une beauté pensée par l’humain serait préférable à la perfection divine de notre corps qui évolue en permanence et donc vieillit.
De la même manière, il y a une esthétique psychique voire spirituelle, qui conduit nombre d’entre nous à adopter un comportement qui nous semble souhaitable au lieu de laisser émaner de nous ce qui est véritablement vécu et expérimenté en notre for intérieur. Nous sommes éduqués en effet à dissimuler ce que nous ressentons profondément au profit d’une apparence socialement, affectivement, spirituellement « correcte » et ainsi habitués dès le plus jeune âge à la dissociation. Nous avons bien évidemment de multiples justifications rationnelles pour maintenir la séparation entre ce que nous sommes et ce que nous montrons. Notre formatage au « comportement correct » est tellement puissant que nous sommes les premières victimes de ces dissimulations. Bien souvent en effet, notre véritable ressenti profond nous reste inaccessible, inavouable à nous-même, interdit à la lumière de notre pleine conscience. Un régal pour notre diable intérieur, notre séparateur qui a de ce fait une place de roi dans l’espace entre le vrai intérieur et le manifesté à l’extérieur.
La congruence, cohérence entre ce qui est ressenti profondément et ce qui est exprimé, manifesté, doit alors faire l’objet d’un apprentissage où les peurs de déplaire, d’être exclu sont confrontées.
Les exercices pratiques pour cultiver la vérité
Pour commencer
L’exercice de base, préalable à tous les autres sur le sujet, consiste à s’engager pour la vérité, à prendre la décision de dire la vérité des faits et à manifester la vérité intérieure en toutes circonstances. Décider de pratiquer la vérité revient à renoncer à tous les petits arrangements bien tentants parfois qui dissocient, opposent, le réel visible et notre réalité intérieure. Il s’agit de prendre conscience que notre âme nous donne les moyens d’assumer la vérité, tous nos actes, nos choix, nos ressentis.
Pour ce premier exercice, je propose un bref temps d’écoute de soi dans l’instant présent pour prononcer à haute voix la phrase suivante : « je m’engage pour la vérité en toutes circonstances ». Accueillir ensuite dans le champ de conscience les effets produits par cette décision d’engagement, sans jugement sur soi, sans explication ou justification, en privilégiant les sensations corporelles, les émotions et les sentiments aux pensées qui vont apparaître. Prendre acte de tout ce qui se présente à soi et dire oui à cette réalité du moment, à cette vérité de soi telle qu’elle est dans l’instant de l’engagement.
Cette séquence est à organiser autant de fois qu’elle fait du bien, qu’elle apporte de l’énergie, de la satisfaction, un sensation de plénitude et d’unité.
Inventaires quotidiens
Chaque fin de journée, il sera ensuite bienvenu de mettre en conscience le degré de mise en œuvre de l’engagement pris pour la vérité en répondant pour soi-même à ces simples questions :
- Aujourd’hui, ai-je menti sur des faits, ai-je travesti le réel visible ? Si oui, quels bénéfices ai-je attendu de ce mensonge ? Quel a été mon ressenti au moment de ma décision de mentir ? Quel est mon ressenti maintenant ?
- Ai-je aujourd’hui un secret, des secrets anciens ou récents qui occupent un espace dans mon champ de conscience ? Quelle est ma motivation officielle à conserver ce secret ? Ma motivation occulte ?
- Aujourd’hui, ai-je écouté ma vérité intérieure, mon ressenti exact et l’ai-je manifesté sans masque ? Si non, quel était le motif de ma répression, de ma dissimulation ? Suis-je certain(e) de la pureté et de la clarté des intentions que j’ai énoncées à moi-même et à autrui ? Quel est mon degré de satisfaction là, à la fin de la journée, au constat de mes choix ?
Face aux réponses apportées à ces questions, il convient de constater sans tirer de conclusion sur sa valeur absolue, mais de percevoir son niveau d’harmonie, la fluidité de la circulation de l’énergie en soi, la présence de la joie dans son ventre. Si la satisfaction est là, elle sera moteur pour poursuivre l’œuvre de vérité, si l’insatisfaction est là elle sera moteur du changement à mettre en place au fur et à mesure des situations qui seront co-créées, l’essentiel étant de revenir à la sincérité de l’engagement initial qui déclenche l’aide infinie apportée par notre JE SUIS, via notre âme, sans que notre mental n’ait à intervenir.
Des effets gigantesques

L’engagement personnel pour la Vérité fait vivre le Christ en chaque personne qui choisit ce chemin. « Je suis la voie, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ». Ces paroles de Jésus disent combien la vérité est nécessaire à l’unité Homme/Esprit, combien il est indispensable de cultiver la Vérité pour être en connexion avec son JE SUIS, sa source, le Père. En pratiquant la vérité, l’énergie autrefois mobilisée à la dissimulation et à la stratégie, devient disponible pour soi, pour œuvrer, pour réaliser ce qui nous est cher. L’âme est nourrie et la personnalité est en pleine santé.
Si les bienfaits de la pratique consciente et intentionnelle de la vérité sont immédiatement perceptibles à toute personne qui s’engage sur cette voie, au nom de son JE SUIS, les bienfaits sont également gigantesques pour le collectif humain. Si l’actualité du monde est à longueur de temps constituée des mensonges énormes des hommes politiques, des fourberies des dirigeants économiques, des leurres des « people », c’est que chacun d’entre nous nourrit l’énergie de la contrefaçon, alimente par son propre comportement dissimulation et travestissement. Les média font état d’une réalité collective qui résulte de nos comportements individuels, les écrans et les journaux sont les hauts parleurs de nos manières inavouées mais bien présentes dans notre réalité subtile. Si nous voulons baigner dans un monde vrai, avoir une organisation sociale véritablement transparente, commençons par une pratique personnelle constante de la vérité, sans exception, et celle-ci éclatera au grand jour partout ! Nous connaissons tous aujourd’hui les effets de seuil et savons qu’il suffit d’un petit pourcentage de la population engagée à vivre en vérité pour que la totalité du groupe humain se rallie, comme par enchantement, à la cause. Les clés sont entre nos mains d’hommes/femmes-Esprit souverains.
Halte au pardon, vive l’acceptation profonde
A chaque fois que j’ai partagé, dans les séminaires que j’ai animés, mon point de vue sur l’inefficacité du pardon, j’ai soulevé des tollés, suscité de vives réactions d’opposition. L’acte de pardon est bien vu, considéré essentiel pour parvenir à la paix intérieure, clé dite indispensable à la charité et à la pratique spirituelle. Peut-être en sera-t-il de même aujourd’hui encore avec cet article. Néanmoins, je persiste et je signe : je ressens que la démarche de pardon cristallise la culpabilité, donne priorité au mental et crée la division en soi. Pour autant, je ne goûte aucunement la rancœur et le ressentiment et aspire à la liberté et la légèreté du cœur. Ma proposition est de laisser le pardon derrière nous, au profit d’une démarche d’acceptation profonde.
Un peu d’histoire personnelle
Dès l’âge de 8 ou 9 ans, je dois aller me confesser pour, selon ce que les adultes me disent, me nettoyer avant de pouvoir recevoir l’hostie de la communion. Il paraît que je commettrais des pêchés et qu’en les avouant au curé, je serais pardonnée. Le problème, c’est que je n’ai absolument pas conscience de faire des fautes, et même quand un adulte me signale quelque chose de mal, cela ne fait aucun sens en moi. Alors avant chaque séance de confessionnal, je révise ma copie et cherche ce que je vais bien pouvoir dire au prêtre pour qu’il me donne ensuite ma pénitence et que je sois pardonnée. « J’ai désobéi à maman, j’ai été paresseuse, je me suis battue avec mon frère », sont en tête de ma liste des choses à dire. Alors que je suis une vraie championne de la culpabilité de fond, du pêché originel, je ne parviens pas à trouver vraiment la sensation de la faute commise. « Faute de fautes », c’était déjà bien mal parti avec le pardon.
Plus tard, bien plus tard, peu avant mes 50 ans, je suis en séance de soins énergétiques annoncée comme une séance « karsher » qui va me nettoyer les cellules de fond en comble. Trois thérapeutes pour moi toute seule, tous plus branchés les uns que les autres. Arrive le moment où il est question de mon père à qui je devrais pardonner quelque chose. Les trois thérapeutes me demandent de dire une phrase du style : « cher papa, je te pardonne, va sur ton chemin de lumière ! ». Il faut s’y reprendre à plusieurs fois car les thérapeutes estiment que je n’y mets pas assez de cœur, que ça ne sonne pas vrai. Et ils ont raison. Même si je n’ai aucune envie de continuer à éprouver de la rancœur vis à vis de mon père, je ne sais pas du tout comment faire pour « pardonner » et surtout je ne ressens aucun soulagement. Le « karsher » pas plus que mes mots pourtant dits avec application, ne font rien du tout, je continue de considérer que mon père est quelque part coupable et que je suis sa victime. Je confirmais que c’était encore mal engagé pour le pardon.
Revoir la question de la faute
La démarche de pardon repose sur la reconnaissance d’une faute dont l’auteur serait coupable. J’ai longuement parlé de la culpabilité et de la notion de faute lors de mon précédent article et ne vais donc pas y revenir ici. Reconnaître une faute nécessite de savoir a priori ce qui est bien et ce qui est mal, de manière absolue, sur la base d’une norme collective ou personnelle. Dans cette vision dualiste, un acte qui n’est pas « bien » est « mal » et met donc son auteur en faute. Si cet acte a provoqué de la peine, de la nuisance, un tort, alors l’auteur du préjudice est coupable ce qui le met en situation d’être (peut-être ?) pardonné. Et comme « faute avouée est à moitié pardonnée », la première étape nécessite que l’auteur de la faute avoue son forfait et implore le pardon de sa victime, laquelle dans sa grande bonté accordera l’absolution. Le monde est ainsi divisé entre victimes et coupables, entre les bons et les méchants, ceux qui commettent les fautes et ceux qui les pardonnent.
Il est à noter que l’auteur de la faute n’est pas toujours un autre que nous-même et que ce qui est dit ici à propos d’un coupable extérieur vaut aussi pour toute faute dont nous nous attribuons la responsabilité. Dans ce cas, la transaction se passe entre différentes parties de nous-même.
Si, au motif que je souffre d’un acte dont mon voisin est l’auteur, je décide que celui-ci est en tort et qu’il a commis une faute, je me positionne en juge, position de supériorité, après avoir été sa victime, position d’infériorité. Du haut de ma position supérieure, j’aurais le pouvoir de pardonner, comme le curé autrefois pouvait me pardonner mes pêchés. Ce faisant, je ne démordrais pas que mon voisin a commis une faute et ma posture de juge me maintiendrait en position haute, confirmant l’autre en situation d’infériorité, à la merci de mon pardon. Balancier sans fin du rapport de force entre les humains au nom de leur loi, de leur connaissance tout à fait relative du bien et du mal.
Selon moi, la problématique du pardon réside dans la qualification de la faute. Si, comme nous y invite l’ère actuelle, nous sortons de la règle du bien et du mal et nous cessons de considérer « faute » un acte, un comportement, une idée, une croyance, alors il n’y a plus lieu de pardonner. La reconnaissance de notre âme incarnée dans notre corps, du choix de notre dharma par notre JE, conduit à la conscience de la co-création des situations que nous vivons. Cette réalité inhérente à notre nature spirituelle manifestée sur la terre n’annule absolument pas les prises de pouvoir des uns sur les autres et les souffrances parfois bien cruelles qui s’ensuivent. Pour autant, revendiquer la faute d’autrui revient à vouloir rester dans le balancier victime/coupable et juge/condamné-pardonné, tout en maintenant le fautif dans son statut de méchant persécuteur. Selon ce que j’ai pu observer, le pardon ne change rien à l’affaire, bien au contraire puisqu’il maintient la présence de la faute en la cristallisant. La seule chose qui peut faire sortir de la vision manichéenne, c’est l’acceptation profonde de l’expérience vécue, y compris lorsqu’elle a été ou est encore cause de souffrance. Lorsqu’il y a acceptation profonde de la situation, et plus encore reconnaissance de sa co-création, alors il y a reconnaissance de l’interaction entre deux auteurs, deux êtres dont les âmes ont passé contrat selon une modalité qui échappe parfois à la conscience humaine.
Comment procéder ?
Une fois encore, il s’agit de procéder à une introspection qui permette de mettre en pleine lumière dans son champ de conscience, tous les dossiers où subsiste la notion de faute commise par autrui ou par nous-même, toutes les situations où nous disons avoir pardonné.
Le préalable
Un préalable à cette recherche est nécessaire. Il s’agit en effet de s’interroger sincèrement pour savoir si nous sommes prêts à nous sentir un maître souverain et par voie de conséquence, à voir tout être humain en maître souverain. Ce n’est qu’en étant convaincu que chaque être humain est Esprit manifesté, porteur de Divinité, qu’il devient possible de vivre avec ses semblables en positionnement symétrique, sans plus chercher à dominer ou être soumis.
L’exploration à entreprendre
Cette exploration passe par quelques questions à se poser avec accueil des réponses sans jugement sur soi. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, nous sommes la première personne pour laquelle le retrait de la faute peut être entrepris, c’est pourquoi la première étape de cet exercice consiste à répondre à la question suivante : « quelles sont les fautes dont je m’accuse ? » qui peut aussi être complétée par « quelles fautes me suis-je pardonnées ? »
Dans un second temps, la recherche portera sur les fautes dont nous accusons autrui : « quelles personnes selon moi sont fautives, coupables et de quoi ?. Là aussi on pourra poursuivre l’exploration en posant la question suivante « à qui ai-je pardonné ses fautes ? Quelles sont ces fautes ? »
La transformation
Une fois les réponses apportées à ces questions, il sera fait appel à l’âme reliée au JE SUIS, pour envisager de retirer toute notion de faute dans les situations identifiées, afin d’aller vers l’acceptation profonde de ce qui a été vécu sans s’identifier au statut de victime et sans qu’il n’y ait besoin de désigner un coupable. Il ne s’agit pas là de chercher des excuses, des justifications à l’auteur de l’acte qui a causé le préjudice, il ne s’agit pas non plus de chercher à comprendre le comportement de la personne qui « a nui », il s’agit bien de se centrer sur soi-même et de sentir que notre âme nous donne les moyens d’accepter profondément ce qu’elle a contribué à mettre en place, qu’elle nous invite à remettre en circulation une énergie jusque là bloquée par notre décision de justice personnelle.
Au sortir de ce processus, je peux dire pour chaque situation transformée : j’accepte profondément ce que j’ai vécu, souffert, je n’ai plus besoin d’un coupable, je me reconnais co-créateur de cette expérience.
L’acceptation profonde et sans réserve, bien différente de la résignation, redonne la liberté et la souveraineté à chacun. Dans le corps, tout devient fluide grâce au lâcher prise et à l’amour inconditionnel, il n’y a plus de place pour le séparateur puisque l’unité est là en soi.
Dans l’ère du bélier, nous avions la loi du Talion avec le fameux « œil pour œil, dent pour dent », avec l’ère du poisson et l’amour qu’elle a apporté, il y avait le pardon des fautes, dans l’ère de maintenant, celle du verseau, il y a reconnaissance de la souveraineté de chacun et conscience de notre divinité. La phrase « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’il font », attribuée à Jésus au moment de sa crucifixion devient aujourd’hui « Esprit, éclaire-les car ils sont dans l’obscurité ».
Et si nous parlions d’espoir
Encore un sujet que j’aborde au risque de déplaire à beaucoup ! L’espoir est en effet, selon moi un des plus grands poisons de l’humanité, et pour sûr, l’un de mes plus grands poisons. Dès que je dis ou entends le mot espoir, ma conscience se remplit d’un cantique que j’ai entendu dans mon enfance et qui serinait « je mets mon espoir dans le Seigneur, je sûre de sa paro-ole… » sur un air de rengaine. Quand je dis ou entends le mot espoir, je comprends tout de suite qu’il y a attente et passivité réunies que quelque chose de mieux arrive, qu’un sauveur intervienne pour améliorer une situation. Quand je dis ou entends le mot espoir, je vois qu’il y a démission, abandon de souveraineté, remise de pouvoir à l’extérieur.
La culture messianique

Dans les mythes fondateurs de la société occidentale, il y a l’attente d’un sauveur, d’un être « oint par Dieu », messie, Christ, qui prendra les rênes de l’humanité pour régner, faire vivre l’amour et la paix sur la terre. Ce mythe nous maintient, nous les humains, en sujets gouvernés par un roi temporel parfaitement inspiré par l’Esprit. Toujours vivace, cette attente est en tous points semblable à celle des juifs de l’ancien testament qui espèrent un roi pour Israël, afin de les libérer, de leur permettre de vivre pleinement ce qui les anime.
Les catholiques de leur côté, voient en Jésus le messie qui est venu racheter les pêchés de l’humanité, ce qui permet d’attendre le jugement dernier avec plus de sérénité que si nous avions à assumer « nos lourdes fautes », dans l’espoir du paradis.
L’Islam pour sa part voit en Jésus un prophète messager de Dieu et annonciateur de Mahomet, qui accompagnera le « Sauveur de la fin des temps ».
Dans les trois religions monothéistes messianiques, nous sommes en attente, dans l’espoir de quelque chose qui va survenir et nous libérer de notre condition terrestre misérable. Et cet espoir inhérent a notre culture, notre formatage, nous le cuisinons à toutes les sauces, nous le déclinons dans notre existence, nous en émaillons notre quotidien sans toujours nous rendre compte de la passivité dans laquelle nous nous mettons, sans bien prendre conscience de l’assujettissement que nous programmons, sans voir que l’espoir du sauveur nous maintient dans une posture de victime.
L’exercice possible
J’écoute ce que je dis, je lis ce que j’écris, je discerne
Pour prendre conscience de nos comportements d’espoir passif, l’exercice que je propose consiste à repérer toutes les fois où je m’entends dire ou j’écris le mot « espoir » ou « j’espère ».
Parmi ces espoirs repérés, j’identifie trois catégories :
- Ceux qui me mettent en attente mais ne dépendent pas directement de mon action, comme par exemple :
« j’espère que l’été va arriver bien vite », « j’espère qu’il va m’appeler », « j’espère que je vais gagner au loto », « j’espère que le nouveau président de la république va améliorer l’économie du pays »… - Ceux qui relèvent de mes intentions et dépendent de mon action de mes décisions, comme par exemple :
« j’espère que je vais déménager bientôt », « j’espère mieux communiquer avec mon âme », « j’espère que je vais avoir plus de relations profondes et vraies », j’espère que je vais être enfin heureuse »… - Ceux qui sont des souhaits tournés vers autrui, comme par exemple :
« j’espère que tu as fait bon voyage », « j’espère que tu as bien reçu le colis que je t’ai envoyé », « j’espère que tu guériras bien vite »…

J’agis pour ma souveraineté et mon unification
Pour la première catégorie d’espoir, il convient de regarder quel véritable besoin se présente par cette voie à notre conscience. Derrière chaque envie, désir d’amélioration, un besoin profond veut se faire connaître. Dans le cas présent, le désir d’amélioration semble dépendant de quelque chose d’extérieur à nous-même, ce qui nous pousse à considérer que nous ne pouvons rien en faveur de ce mieux attendu. L’exercice consiste donc à revenir à soi, à reconnaître notre besoin caché pour prendre nous-même la responsabilité de sa satisfaction. Pas de messie pour nos besoins propres, notre JE SUIS, via notre âme dans notre corps, est en capacité de nous donner ce qui nous est nécessaire, dès lors que nous sommes d’accord pour être autonomes et souverains.
Pour la seconde catégorie d’espoir, relevant de nos intentions véritables, il s’agit d’avoir le courage de prendre les décisions qui permettent de mettre de la cohérence entre la pensée, le désir, le besoin et l’action. La conscience des ressources offertes par l’Esprit que nous sommes permet de sortir de l’énergie plainte/revendication pour entrer dans la maîtrise de sa vie, dans le plein exercice de sa puissance créatrice afin que la joie, la vérité de soi, l’harmonie soient notre quotidien. Ce que j’espère dépend de moi, de mon JE relié à JE SUIS, de l’usage de mon libre arbitre, de ma conscience de l’abondance à ma disposition.
Pour la troisième catégorie d’espoirs, relevant de souhaits pour autrui, il y a lieu de vérifier si un besoin personnel est caché derrière la formulation. Si tel est le cas, traiter la question comme l’espoir de la première catégorie. Si tel n’est pas le cas et que l’espoir est un souhait authentique et désintéressé de bonheur pour autrui, se relier d’âme à âme avec la personne et laisser l’Esprit agir.
Et l’espérance alors ?
Je ne peux pas clore ce paragraphe sans dire un mot de l’espérance, qui se confond parfois avec l’espoir. Dans la terminologie que je retiens, l’espoir est une attente de changement qui touche la dimension humaine, matérielle, intellectuelle, affective, émotionnelle de la personne. Le changement est attendu grâce à une intervention un peu magique d’autrui ou des forces spirituelles.
L’espérance est plutôt liée à la transcendance de l’être, à la conscience de son chemin vers plus de conscience de l’Esprit qu’il est. L’espérance est liée à la relation qui s’établit avec le plan divin et est indépendante des événements de l’existence, de l’avenir en préparation.
Pour conclure et consolider
L’unification de soi nous invite à en finir avec la dualité, à être à la fois la créature et le créateur, humain et divin, maître et serviteur, mâle et femelle, dense et subtil. Ce qui est exprimé de façon polarisée dans le visible est un à la source et il nous revient d’en faire l’expérience en hissant notre fréquence, en élargissant notre conscience.
Être le maître de son existence n’est alors possible qu’en étant le serviteur volontaire et joyeux de sa propre essence, de son JE SUIS. C’est pourquoi, en guise de conclusion de cet article, j’ai l’immense honneur d’être invitée à rappeler ce qui est ici nommé « la devise du maître » :
J’écoute mon ressenti,
je lui accorde du crédit
j’agis en fonction de lui.
Au maître que vous êtes, je souhaite de magnifiques moments d’Unité, de grandes expériences de vérité totale, l’immense soulagement des acceptations profondes, de superbes transformations de l’espoir en action.
Merci.
Catégorie : Annonce d'activités
Bonjour Marie-Odile
je voulais te partager ma vision du pardon qui est bien différente de la tienne.
Quand je dis une prière de pardon ce n’est ni pour pardonner une faute commise par qqun à mon encontre pas plus qu’une faute commise par moi vis à vis de qqun.
Le pardon est la reconnaissance que j’ai encore cru que j’étais incomplète, séparée de Dieu, et que là maintenant je reviens à la réalité, je sors de cette illusion de séparation et je reconnais en moi ma complétude ma perfection ma pureté ma divinité
En fait je pardonne d’avoir cru en cette illusion.
Je n’ai rien à pardonner à l’autre car en réalité il n’y a pas de fautes, il y a des expériences qui m’enseignent instant après instant la vraie nature de ce que je suis. ces expériences me viennent des autres ou de moi-même.
J’espère que c’est à peu près clair!
C’est expliqué de manière détaillée dans le livre Un Cours en Miracle.
merci pour vos transmissions dans lesquelles je sens le souffle de l’Esprit!
Merci Anne,
Je connais en effet le point de vue du Cours en miracle sur le sujet.
Merci de tin implication.
Bonjour Geneviève,
En cette période de confinement particulière, je me retrouve confrontée à moi-même. Le masques tombe et je ne peux que voir la vérité… Cette vérité qui peut faire mal au départ, mais qui finalement prend tout son sens lorsqu’elle est éclairée.
Merci beaucoup pour ces mots si justes.
Au plaisir de vous lire
Harmonieusement,
Sonia
Merci Sonia pour ce commentaire et pour ton abonnement.
Bien à toi.
Marie-Odile
Marie-Odile
Je te remercie pour ta Puissante Energie celle que tu véhicules et transmets par tes mots tout au long de ta lettre . Des mots qui résonnent comme un écho au plus profond de mon être et que je ressens si vrais.
En te lisant, il me semble entendre ta voix , où lors de mes formations dans 2 couvents différents , tu m’as accompagné pour découvrir mon JE SUIS pour trouver ma Vérité et devenir Responsable . Ce fut magique, ça m’a aidé à me Libérer de certains poids et chaines qui m’empêchaient d’avancer . Je suis sur mon chemin en quête d’authenticité, J’avance et Je rend Grace.
Aujourd’hui je peux témoigner en conscience que parfois mon parcours fut chaotique et douloureux ( passage obligé en tant qu’humaine) mais tellement plus léger et joyeux lorsque je me sens unifiée et que j’éveille la femme/esprit qui vie en moi . Je veux Etre et Rester cette femme/Esprit. Et je nage dans le mouvement de la vie. J’accueille et j’accepte les cadeaux de la vie.
Car j’ai pris conscience depuis peu, que si je demande, je reçois. Chose qui m’était difficile de demander………..
Bonne continuation dans ton écriture
Affectueuses pensées
Geneviève
Merci Geneviève de ton témoignage.
Savoir l’Esprit qui se manifeste sur la terre par notre présence dans un corps et une personnalité, savoir recevoir l’abondance que JE SUIS met à la disposition de l’humain(e), savoir réunir le subtil de notre divinité propre et de dense de notre condition terrestre, savoir que nous sommes là pour réunir ce qui semble s’opposer et nous paraît séparé, voilà bien la quête qui nous rassemble. Mais bon sang, que nous sommes encore attachés à rester des créatures à la merci d’un créateur éloigné de nous, que nous sommes vissés à nous cantonner à notre existence humaine pourtant objet de plaintes quotidiennes, que nous sommes si souvent des enfants englués dans les repères sociaux.
Oui à la responsabilité de mon existence, oui à la liberté de faire mes choix selon ce que JE désire après avoir reçu l’inspiration de JE SUIS et entendu mes besoins humains, oui à la vérité en toutes circonstances.
Belle continuation à toi aussi, dans la joie et la simplicité à laquelle ton âme t’invite.
Marie-Odile
Bonjour Marie-Odile,
Tout est juste résonance dans ce qui est écrit et je sais que le chemin que j’ai décidé de prendre va vers cette unification. Et les expériences de vie ne font que confirmer cet union.
Et cette observation intérieure est indispensable à chaque instant car effectivement cet autre partie de nous (je l appelle ainsi plutôt que le diable qui l humanise) est très rusé. Tout se met en place doucement.
Je t embrasse Jocelyne
Bonjour Jocelyne,
La ruse des forces qui divisent et s’opposent à l’Amour qui veut vivre à travers nous est en effet fort présente dans notre quotidien. Conscience, vigilance, attention à notre ressenti de chaque niveau de nous sont de mise. Avec mes remerciements pour ta contribution et mes encouragements à l’unification.
Marie-Odile
Bonsoir Marie-Odile,
Merci pour tes lettres denses, précises et simples. Elles me font du bien, elles me permettent de me rappeler encore et encore, elles me permettent de m’ancrer un peu plus et de rassembler ce qui semble se dissoudre dans mes pensées.
Très bon week-end. Je t’embrasse.
Michaël.
Un grand merci Michaël pour ton témoignage. Je me sens bien souvent reliée à toi, à ton âme et ces quelques lignes viennent confirmer que le lien est vivant, que nos êtres sont en résonance. A toi tout particulièrement, j’ai envie de dire ce soir : « mon frère, souvenons-nous de QUI nous sommes, soyons fiers de l’Esprit qui habite nos cellules, œuvrons dans la joie pour le Christ ! »
Bon week-end à toi aussi.
Marie-Odile
Bonsoir Marie-odile
Merci pour ton partage.Février 2018 j ‘ai passer 3 jour en ta présence dans ton lieux de vie.de te voir vivre l’esprit dans ta vie quotidienne est pour moi une révolution ton intérieur,qu extérieur .Aprés être partit j ai chez moi le travaille c’est poursuivi plus d’un mois j’était brassée émotionnellement et dans plusieurs rêve j’ai sentit ta préscence est dans ma vie quotidienne j ai compris que je pouvait vivre l’esprit en passant l’aspirateur et que c’etait aussi important que donner un soin ou faire une conférence .Merci de témoigner de l’esprit de cette maniére que je sent puissant et libérateur.le début de ta lettre ma beaucoup parlé,je sent quand il y a union avec ma partit humain et l’esprit c’est le paradis dans mon corps de chair par contre quand il y a la divison entre l’humain que je suis est l’esprit je vie l’enfer sur terre,voila on se moment ce qui se vit en moi.Je te dit a bientôt ,mon séjour chez toi a était pour moi des vacances,je dirai que vivre l’homme esprit c’est les vacances tout les jours.Merci a toi
Un grand merci Newzad
Oui, je sens que chacun de nous est invité à vivre le sacré au quotidien, l’Esprit dans ses moindres gestes et qu’ainsi le paradis pourra remplacer l’enfer que nous vivons aujourd’hui sans toujours nous en rendre compte. Tu en témoignes avec ferveur.
Bien à toi.
Marie-Odile
Merci Marie-Odile pour cette longue lettre.
Elle arrive à point nommé pour moi.
Belle journée
A bientôt
Corine
Merci de ta fidélité chère Corine,
Dans l’air que nous respirons il y a exactement les informations dont nous avons besoin pour l’époque que nous vivons, pour l’expérience que nous traversons. C’est pourquoi celui qui écrit/dit fait résonner chez le lecteur/auditeur ce qui a besoin d’être entendu, mis au grand jour.
A bientôt.
Marie-Odile
Merci Marie Odile pour ce nouveau partage avec lequel je me sens vraiment en résonance. « La démarche de pardon cristallisant la culpabilité » est une notion qui m’est justement apparue très claire il y a quelques semaines sur un exemple très concret, et pourtant revenant de quelques années en arrière!
La notion d’acceptation s’est elle aussi récemment invitée comme un nouvel angle de vue à considérer sur beaucoup d’expériences vécues.
Et en effet, il semble nécessaire de constamment se rappeler que nous sommes des créateurs et non des victimes.
J’ajouterai que le jour même de la lecture de ce message, j’ai eu un rappel détonant sur le fait que l’écoute de mon ressenti aurait été bien plus utile que la décision opposée que j’ai pris ce jour là.
Donc merci, je me sens être sur un fil d’actualité!
Merci Fred,
En lisant ton message, j’ai tout à coup compris le sens profond de l’expression « être dans le vent » que nous employons pour « suivre la mode en vigueur ». En fait, je comprends que ce vent c’est celui qui résulte du souffle divin qui imprègne celui qui veut bien le sentir. C’est ainsi que nous sommes nombreux à faire des expériences semblables, à « pétrir » en même temps des aspects de notre JE SUIS manifesté. Ces résonances que tu évoques sont pour moi des indicateurs qui confirment que j’avance poussée par le souffle divin, comme tous ceux qui acceptent de recevoir l’inspiration sacrée.
Bonne soirée au funambule habile sur le fil de l’actualité.
Marie-Odile
En vérité, je te le dis, chère Odile, te lire est un vrai plaisir.
La conscience au service des mots.
Non, le contraire : les mots au service de la conscience.
Euh… La conscience au services des mots qui sont au service de la conscience !
Bien entendu, tu t’y entends pour mettre également la conscience au services des maux. Et là, les mots ont moins de poids que la conscience. Quoique… Si effectivement la conscience est au services des mots qui sont eux-mêmes au service de la conscience et si par ailleurs il est bon de formuler les mots à voix haute, comme tu le rappelles, c’est bien que lesdits mots ont leur importance !
Les mots peuvent être écrits et certains rejoignent nos pensées avec le même impact : la preuve avec l’immense Antonio Machado :
« El que espera desespera,
dice la voz popular.
¡Qué verdad tan verdadera!
La verdad es lo que es,
y sigue siendo verdad
aunque se piense al revés.
Penses-tu que sur Arcturus, les mots sont utilisés et que les maux existent ?…
Douce journée,
JEAN
Merci Jean,
Raymond DEVOS n’aurait pas désavoué ton propos au sujet des mots et des maux en lien avec la conscience. Quant à Antonio MACHADO, il est décidément fort pertinent : comme tout le monde, j’ai repris à mon compte son « camino caminando » (le chemin se fait en marchant). La sagesse dont il est l’auteur et que tu relates ici nous rappelle la permanence de la Vérité, au-delà de nos pensées fluctuantes et réversibles.
Ma connaissance de la conscience qui vite sur Arcturius ne me permet pas de te dire avec certitude si les maux tels que nous les connaissons sur la terre, existent là-bas. De cette conscience arcturienne, je reçois les bienfaits, la guidance, l’éclairage pour ce que je vis ici. Comme toi sans aucun doute…
Belle journée aussi.
Marie-Odile